Iguazu

Depuis le début de mon voyage, je sais qu’Iguazu sera un site mémorable. Je souhaite tellement m’y rendre que je n’hésite pas une seconde lorsque l’on m’annonce 1500 kilomètres et  24 heures de bus depuis Salta 😀 . Le trajet en lui-même n’a guère d’intérêt, passant sur des routes interminablement droites au travers des paysages résolument plats (ou alors j’en ai raté de nuit).

Toutefois, la végétation change au fil des heures pour passer d’un climat aride et d’altitude à une plaine marécageuse. Le trajet se termine dans un décor de jungle. La terre battue rouge contraste avec l’exubérante végétation.

Pourquoi avoir fait tous ces kilomètres me diras-tu ? Tout simplement pour voir un ensemble de chutes d’eau. Elles sont situées à la frontière entre l’Argentine et le Brésil. D’ailleurs, il est possible de les admirer depuis les deux pays, ce que je vais m’empresser de faire 😀

Côté Argentin

Le parc est extrêmement bien aménagé et les différents circuits sont parfaitement tracés. Des pontons permettent de se mouvoir dans la jungle, tout en préservant la nature. Depuis l’entrée, je suis le chemin « Sendero Verde » qui serpente à travers la végétation.

Je vois mon premier toucan juste avant d’emprunter un second chemin « Circuito Inferior » qui me conduit enfin aux premières chutes.

Bien qu’ayant un faible débit, elles sont déjà impressionnantes. Mais cela n’est rien comparé à ce que je vois au détour d’un virage.

Des dizaines de chutes s’écoulent devant moi. Le spectacle semble irréel, comme sorti d’un rêve parfait.

Le sentier permet de s’approcher de très près d’une des cascades. La position est idéale pour se rendre compte de la puissance de la chute.

Le chemin continue en passant par une petite cascade isolée qui donne envie de plonger dans le bassin qu’elle forme. Ce lieu possède vraiment un petit air de paradis 🙂

Enfin, la sente se termine par une double chute assez large. Le soleil joue à cache-cache mais avec de la patience, j’obtiens encore un paysage féerique.

Après le circuit inférieur, je tente le circuit supérieur qui surplombe les chutes. Bien que passant au dessus de ce que j’ai déjà vu, le spectacle est radicalement différent. Je suis d’ailleurs surpris de la faible quantité d’eau pour chaque cascade. Par contre, la plus grande chute entraîne un vaste fleuve et le tumulte de l’eau est assourdissant.

Sur ces sentiers, je dois te révéler que j’ai vécu une histoire d’amour. Elle m’a tourné autour pendant un bon moment, elle avait mis sa plus belle robe pour la journée et elle a fini par venir déposer un baiser. Comment résister … ?

Nous avons marché un moment ensemble, main dans l’aile, jusqu’à ce qu’elle parte faire chavirer d’autres cœurs sous le regard de ses amies.

… Bref !! 🙂 Dernier point d’intérêt du parc : « la gorge du diable ». Pour s’y rendre, il faut prendre un petit train sur environ 2 kilomètres puis marcher sur l’eau (enfin sur des passerelles juste au dessus 😉 ) sur 2 autres kilomètres. Avec tant d’eau, la chute doit être monstrueuse !

Et en effet, elle l’est ! 😀

Pourtant la chute principale n’est pas seule. Tout autour, d’autres cascades participent à la fête.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le parc d’Iguazu coté Argentin a tenu toutes ses promesses et qu’il m’a ravi durant une journée complète !

Il y a également une autre chute (que je n’ai pas eu le temps de voir) qui nécessite un aller-retour sur 6 kilomètres depuis l’entrée. De même, je n’ai pas pu me rendre au centre d’interprétation. Il faudrait consacrer deux jours complets pour voir tous les recoins du parc.

Côté Brésilien

De nombreuses personnes m’ont indiqué que le côté Brésilien était moins spectaculaire que son confrère. Je veux toutefois me faire ma propre opinion. Je spoile encore une fois : je ne partage pas cet avis. Certes le chemin est moins « nature » et plus court mais il offre également des panoramas somptueux. Les premiers arrêts donnent une vue globale des chutes.

Les plus observateurs noteront la présence de cascades invisibles depuis l’Argentine.

Malgré cela et une météo plus que capricieuse, certains tentent l’aventure en bateau pneumatique et ressortent trempés.

Le chemin se poursuit pour regarder des chutes mineures qui constitueraient pourtant un objectif de bon nombre de balades en montagne. Petit à petit, je commence à être bien humide moi aussi 😀

Et arrive finalement la reine : la gorge du diable. Alors que jusqu’ici les vues Brésiliennes ont été plutôt panoramiques, il est possible de marcher sur la langue de Satan. Des postes d’observation ont été construits pour s’approcher au plus près du déferlement d’eau.

La sensation est bouleversante : j’ai l’impression d’un retour à une terre primitive et toute puissante que rien ne peut contrôler. Chaque seconde, des milliers de mètres cubes d’eau tombent en chute libre. Cette partie des chutes est au moins aussi impressionnante que du côté Argentin. Je me sens plus immergé (c’est le cas de le dire) qu’avec une vision surplombante.

Le chemin se termine avec un dernier panorama sur l’instant précédant le vacarme. On ne peut deviner ce qui se passe ensuite grâce au nuage d’eau au loin.

Comme je le disais un peu plus haut, les deux côtés de fleuves sont complémentaires et méritent chacun une visite. Autant il faut prévoir une très grosse journée pour le parc Argentin, autant une demi-journée suffit pour celui au Brésil.

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberges de jeunesse : Hostel 10 à Puerto Iguazu (qui est le nom de la ville pour accéder aux parcs). Disons que c’est le moins cher et qu’il est proche de la gare 😉 100 $AR pour un dortoir de 30 environ, douche aléatoire ainsi que le wifi, petit déjeuner à l’économie mais présent.

Déplacements :

  • Venant de Salta, à l’autre bout de l’Argentine, je n’ai pas spécialement minimisé le coût du transport… 1 565 $AR à l’aller avec Tigre Iguazu et 1 623 $AR au retour avec Flecha Bus et deux fois 24 heures dans des bus confortables
  • 150 $AR pour l’aller retour au parc coté Argentin avec Rio Uruguay
  • 80 $AR pour l’aller retour au parc coté Brésilien avec Rio Urugay. Aucun souci pour le passage de frontière, le bus s’arrête le temps des formalités (un simple tampon pour un accès au Brésil à la journée) et poursuit son chemin.

Entrées :

  • 500 $AR pour accéder au parc Argentin
  • L’équivalent de 350 $AR pour le parc Brésilien

Bon, on ne va pas se le cacher, entre les déplacements et les entrées, cette excursion nécessite de prévoir un budget pour elle seule. Mais c’est vraiment un lieu inoubliable ! Je n’avais jamais vu autant de chutes avec une telle ambiance. Forcement, je te recommande très très chaudement (et un peu humidement 😉 ) de faire le détour lors d’un passage en Argentine, au Brésil, au Paraguay ou en Uruguay 😀

4 réflexions sur “Iguazu

  1. Martine et Alain dit :

    Ça, c’est de la cascade qui dépote !!!
    Bon, c’est promis, je ne t’enverrai plus de photos de cascades… d’Andorre ou d’ailleurs !… 😉
    Bises

  2. César & Alice dit :

    Si tu es nostalgique de ta rencontre intense et furtive avec ta belle, je te conseille d’écouter la fameuse chanson « mariposa traicionera » du groupe mexicain Mana 😉

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