Mendoza

Ville en ébullition permanente, Mendoza est la capitale d’une région active. Passage privilégié pour se rendre au Chili, autant y faire un arrêt et voir ce qu’elle peut me proposer. Je n’en attends pas grand chose mais elle va quand même réussir à me surprendre 😉

Mendoza

 

Après quelques dizaines d’heures de bus et deux nuits très courtes, me voilà débarquant groggy dans le centre du bouillon… Bon, il semblerait que le matin soit peu propice à l’effervescence : il n’y a personne dans les rues …

En fait, c’est même désertique et les grandes avenues sont vides. Aucun doute que les efforts de la municipalité pour « aérer » le centre avec de larges rues arborées ont bien fonctionné 😀

De même, les parcs, nombreux en centre ville, sont délaissés. Ils sont pourtant très agréables avec une organisation géométrique : celui de la place centrale est bien sûr le plus grand mais dans chaque angle, à exactement une cuadra (un bloc d’habitation, les villes sud-américaines sont souvent organisées en damier) se trouve un espace vert. Tous les habitants sont-ils partis en vacances ?

Même lorsque j’entre dans les bâtiments, je ne croise personne …

Difficile de trouver de quoi manger le midi jusqu’à ce que je découvre le stand d’une paroisse locale qui organise une kermesse tout en exhibant un saint sur …. une jeep de l’armée !! Où est la caméra cachée ? C’est forcement une blague ! 🙂

En réalité, j’apprends le soir qu’il s’agit d’un jour férié. Le lendemain, l’agitation revient normalement, rendant la ville beaucoup plus banale 😀

J’en profite pour me rendre au grand parc naturel à l’ouest de la ville . Il doit être très agréable au printemps ou en été, lorsque la végétation est verte mais, au moment de mon passage, il m’a fait prendre conscience pour la première fois depuis le début du voyage que l’hémisphère sud est actuellement en automne. Les feuilles sont ocres et beiges et les arbres attendent la sortie de l’hiver pour reprendre vie.

En montant sur la petite colline du parc, tu pourras admirer la statue en hommage à San Martin, libérateur des conquistadors espagnols en Argentine, au Chili et au Pérou (la Bolivie étant libérée au même moment par Bolivar). Les argentins lui vouent un véritable culte.

Le point de vue sur la ville est agréable sans être transcendant. Les habitations sont assez éloignées et je ne réussis pas à identifier un bâtiment qui attire mon regard. Les abords du lac avec sa faune me magnétisent d’avantage.

Ville sympathique mais sans grand édifice marquant, Mendoza restera donc pour moi une ville de passage pour rejoindre le Chili voisin …

Pour m’y rendre, je passe par la splendide  route numéro 7 ! Après avoir quitté les quartiers résidentiels, la route se fraye un chemin dans les montagnes puis longe quelques cours d’eau ou lacs.

La végétation se fait de plus en plus rare, laissant sa place au minéral. Les kilomètres défilent et je m’élève de plus en plus (en altitude hein, rien de spirituel … quoique … la Nature est si belle …)

La frontière se situe à un col à plus de 3200 mètres d’altitude. Du coté Chilien comme du coté Argentin, des stations de ski ont été aménagées. Mention spéciale à la Chilienne où des camions amènent des bennes de neige fraîche pour permettre l’accès à l’unique télésiège 🙂

Le passage à la frontière fut l’un des plus longs que j’ai vécu jusqu’à présent. Les bus et les camions s’alignent sagement en attendant leur tour mais il semblerait que les effectifs du poste sont sous-dimensionnés. Le cadre me plait beaucoup mais, au vu de l’isolement, je peux comprendre que pour les fonctionnaires de l’immigration avides d’action et d’urbanisme, cette affectation soit moins enthousiasmante.

Une fois les formalités passées, le bus empreinte les 18 lacets qui permettent de redescendre dans la vallée Chilienne avant de filer jusqu’à Santiago de nuit.

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : International Mendoza Hostel, au sud du centre ville, cette auberge de jeunesse est très agréable et propose de nombreuses activités. 120 $AR avec le petit déjeuner inclus pour un dortoir de 4 avec salle de bain privative et petite terrasse au soleil. Bien qu’un peu excentrée, je recommande vivement.

Déplacement : Que d’heures pour arriver finalement à Mendoza ! Heureusement, les différents trajets furent effectués dans des bus confortables 😉

  • Depuis Cafayate, je me dirige d’abord vers San Miguel de Tucuman (230 km – 5 heures ) avec Aconquija pour 350$AR. J’arrive lorsque la nuit est tombée et tous les bus partant avant le lendemain sont complets.
  • Après une nuit dans le terminal (très sécurisé avec 2 gardes qui font des rondes), je prends enfin la route jusqu’à La Rioja avec Flechabus pour 535 $AR (385 km – 7 heures). Après quelques questions à l’office du tourisme à proximité de la station de bus, il s’avère qu’il est très compliqué (= onéreux) pour un voyageur solo de se rendre dans les deux parcs que j’avais repéré (Parque Nacional Talampaya) situés à une bonne centaine de kilomètres. Je change donc mes plans pour aller directement dans le sud, à Mendoza.
  • Quelques heures d’attente plus tard et mon billet Andesmar en poche (735 $AR), j’attends le bus … en vain. Il s’avère que faute de clients, il n’est pas passé par La Rioja ! Heureusement l’employé me transfère sur celui d’une autre compagnie et je pars finalement vers 2 heures du matin pour Mendoza (630 km – 8 heures)
  • Ouf ! 😀

Puisque j’en ai parlé dans cette page, voici également les informations sur la route pour aller jusqu’à Santiago : 9 heures en incluant le passage à la frontière pour 370 kilomètres à 600 $AR avec Cata Internacional.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.