Tilcara

Après mes aventures dans la région de Humahuaca, je poursuis ma descente au travers de la boucle Nord de Salta.

Tilcara

En lisière de la route 9 qui relie le nord du pays à la capitale de la province qu’est Jujuy (prononce rourouille 😉 ), Tilcara est une petite ville à quelques dizaines de kilomètres de Humahuaca.

L’endroit est assez réputé auprès des Argentins car il concentre plusieurs spots culturels et naturels intéressants.

En lisière de la bourgade se trouve un site historique particulier : les archéologues ont étudié les ruines qui s’y trouvaient et, suite à leurs conclusions, ont reconstruit des habitations comme à l’époque (enfin comme ils pensaient que c’était à l’époque …). Il s’agissait d’une Pucara, une forteresse construite par les indiens. Plusieurs sont visibles dans la région mais celle-ci est évidemment la plus lisible.

Alors que je ne savais pas, il y a quelques jours, que l’on pouvait utiliser le bois du cactus, je suis complètement fan de son rendu sur les constructions. Il doit s’agir d’un bois fort résistant car il est souvent utilisé pour la charpente.

La vue depuis le site était parfaite pour défendre la puraca et elle n’a que très peu changé en quelques centaines d’années. Je vois donc, de mes yeux, les mêmes beautés naturelles que les indiens de Tilcara.

Plusieurs critiques ont été émises après la reconstitution du site. Des recherches plus récentes démentent certaines vérités de l’époque. Je n’ai aucune compétence pour juger de cela mais il y a une chose avec laquelle j’ai un peu de mal sur cette visite : la hauteur et la largeur des portes ! 😀

Depuis Tilcara, une petite balade permet de se rendre dans les gorges du diable. Il existe deux chemins : celui des piétons (4 kilomètres) et celui des voitures (8 kilomètres mais avec une pente un peu plus faible). Pour avoir arpenté les deux, je te recommande chaudement le plus court, beaucoup plus agréable.

Après avoir longé quelques habitations, il s’élève dans une large gorge, qui, en se resserrant, forme celle du diable.

La sente se termine sur un promontoire donnant une vue sur une partie de la gorge.

Voyant qu’il y a de l’eau qui serpente dans le fond, je décide de remonter sur quelques centaines de mètres à travers le gosier démoniaque. Malgré les risques ( 😉 ), grand bien m’en a pris car j’arrive devant une superbe chute d’eau.

Comme je le disais précédemment, le retour par la route carrossable ne présente guère d’intérêt tout en allongeant considérablement le retour. Aucun doute toutefois que Tilcara mérite clairement une étape, ne serait-ce que pour ses montagnes ocres.

Purmamarca

Dernière étape avant d’arriver à Salta (ouf), Purmamarca est un petit bourg au pied d’une montagne fort colorée. Il profite (beaucoup … trop) de sa localisation et est devenue au fil des années un village dédié au tourisme de masse. Les cars y affluent tout au long de la journée et les voitures ont du mal à trouver une place pour se garer. La place centrale est remplie d’Argentins venus de l’ensemble du pays, profitant des vacances scolaires.

Conséquence logique, les prix des hébergements ont tendance à être salés. Malgré ce désagrément, le détour depuis la nationale 9 en vaut clairement la peine. Où que je sois dans le village, mes yeux sont attirés par ce sommet appelé « la montagne aux 7 couleurs ».

Un sentier, très court, permet d’en faire le tour et si c’est le mont le plus connu de la région, ses voisins directs n’ont pas à rougir de leurs couleurs 😉

J’irai même jusqu’à dire que la balade m’a plus plu que la fameuse montagne : les contrastes de couleurs sont parfois intenses.

Évidemment, bien qu’il soit possible de le faire en voiture, je te recommande de prendre le temps de faire les quelques centaines de mètres à pied, pour savourer au mieux les environs.

Salinas Grandes

Depuis Purmamarca, il est facile de se rendre aux « Salinas Grandes », une étendue de sel ressemblant à ce que j’ai pu voir à Uyuni. Ce site Argentin est toutefois beaucoup plus modeste en superficie. La route monte sur de nombreux lacets jusqu’à 4 100m à travers des paysages étonnants de teintes et de formes.

Puis la route se poursuit sur un plateau où les couleurs résistent encore un peu avant de céder la place aux étendues d’un blanc immaculé.

Je retrouve quelques sensations éprouvées en Bolivie : vertige devant l’immensité du paysage ou perte de repères au niveau de l’horizon par exemple. Ici par contre, l’exploitation est plus visible puisque je vois des bassins liquides utilisés pour la récolte du sel.

J’aime toujours autant les structures dessinées par le sel au sol. Il semblerait qu’elles viennent d’une succession de contractions et de dilatations thermiques qui donne cette forme assez hexagonale.

À nouveau, c’est l’occasion de réaliser quelques photos amusantes avant de prendre le chemin du retour et de poursuivre le voyage plus au sud.

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberges de jeunesse : A Tilcara, « Tilcara Hostel », une petite auberge de jeunesse dans un coin du village. Très bonne ambiance pour 130 $AR avec Wifi et douches chaudes. J’y ai d’ailleurs rencontré un Argentin, Diego, avec qui j’ai passé quelques jours de voyage 🙂 . A Purmamarca, l’hôtel « Pantaleón Cruz » fut pendant une nuit le moins cher. Difficile de trouver un dortoir  à moins de 300 $AR (plus du double de ce dont j’ai eu l’habitude jusqu’à présent…), jusqu’à ce que je demande les prix dans ce lieu. Le propriétaire n’étant pas là, c’est un de ses amis qui m’annonce 130 $AR pour un dortoir de 4. A l’arrivée du propriétaire, celui-ci n’ose pas changer le prix mais il le modifie à 250 $AR pour le lendemain. Au final, je n’ai aucune idée du prix réel dans cette maison aux équipements corrects.

Déplacements : 35 $AR pour le trajet entre Humahuaca et Tilcara et 16 $AR pour Tilcara – Purmamarca dans l’une des nombreuses compagnies qui assurent ces liaisons. Le confort de n’importe quel bus Argentin est vraiment un régal 😀

Excursion : Difficile de se rendre par soi-même aux Salinas Grande, à moins de faire du stop. L’autre solution est de recourir à un comis, sorte de taxi qui part dès qu’il est plein. La voiture peut contenir 4 personnes et la course aller retour est de 1.000 $AR soit 250 $AR par personne. Le chauffeur m’a fourni tout un tas d’explications en route sur l’histoire et la géographie des lieux.

Entrée : 20 $AR pour accéder à la passerelle de la gorge du diable à Tilcara

Gastronomie : Dans le nord du pays, il est facile de trouver des tamales, une préparation à base de farine de maïs et de viande en papillote dans une feuille … de maïs 😉 Je les ai préférées aux humitas, à base de maïs également mais beaucoup plus fades selon moi. Particularité quasi exclusive au nord, les tortillas (une galette cuite au barbecue) sont fourrées alors qu’elles se mangent nature dans le reste du pays. D’excellentes choses pour pas cher en nourriture de rue donc 😀

Une réflexion sur “Tilcara

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