Vallées Calchaquies

J’avais entendu beaucoup de bien de cette ville. Il semblerait que ce soit l’une des plus belles du nord de l’Argentine. Je suis donc impatient de m’y rendre et pourquoi pas de m’y détendre 😉 .

Salta

Après plusieurs semaines passées dans le sud de la Bolivie et le nord de l’Argentine, régions plutôt faiblement peuplées, le choc à l’arrivée à Salta est important. Avec plus de 500 000 habitants, je retrouve la vie trépidante, les rues piétonnes remplies de boutiques et les gens pressés 🙂

Heureusement, la ville a un peu plus à proposer que cela. Autour de la place centrale (Plaza 9 de Julio), plusieurs bâtiments ont une belle architecture coloniale. Et comme les Argentins sont sympas, ils ont organisé pour moi ( 😉 ) une cérémonie officielle avec costumes d’époque pour mieux s’imaginer l’ambiance des lieux 🙂 .

Dans un autre angle de la place se dresse une cathédrale d’un rose fort peu commun, qui se réfléchit sur les buildings modernes.

De nuit, l’endroit est encore plus vivant, la place est bondée et les lumières mettent en valeur les bâtiments.

En se promenant dans la ville, mon regard est attiré par d’autres demeures au style colonial.

En tout cas, les religieux s’en sont donnés à cœur joie pour les couleurs de leurs édifices. Par ici du rose pale, par là du bleu, ailleurs du rouge framboise … Une vraie palette de couleurs dans le centre de Salta !

Après tant de religion, mon esprit et mon corps ont besoin de s’élever. Ce qui tombe plutôt bien puisque il y a une colline à l’ouest de la ville sur laquelle on peut monter en téléphérique ou par un sentier parfaitement aménagé. Il part d’une place à la gloire du général Güemes, héros national pour son action dans la guerre d’indépendance de l’Argentine contre l’Espagne et des révolutions qui suivirent. Le chemin serpente dans la forêt sur les pentes de la montagnette et il compte 1070 marches (je n’ai pas fait le décompte personnellement , il est affiché en bas 😉 ) L’occasion pour les jeunes hommes de la ville de prouver leur bravoure en montant, en courant, si possible torse nu 😀

Et non, pas de photos desdits jeunes hommes, mesdames, il va falloir venir voir ça par vous-mêmes 😉

En arrivant au sommet, un jeu de chutes d’eau bien aménagé permet de se rafraîchir avant de profiter de la vue panoramique.

 

Une ville sympathique qui permet de reprendre une petite dose de civilisation avant de se replonger dans des paysages hallucinants.

 

Vallées calchaquies

Au lieu de rejoindre Cafayate directement depuis Salta, je souhaite faire un gros détour en boucle pour traverser les vallées calchaquies. Les paysages y sont très beaux et les villages typiques. Je tente une nouvelle fois de parcourir tous ces kilomètres en bus locaux.

Mon premier trajet m’amène à Cachi. Je retrouve l’ambiance et les contraintes des transports Boliviens où l’on sait à peu près quand on part mais jamais quand on arrive. Qu’importe, je mets à profit les quelques arrêts pour saisir quelques portions du voyage.

Le reste du temps, difficile de prendre la moindre photo correcte. Il va donc falloir me croire sur parole lorsque je te dis que, sur plusieurs dizaines de kilomètres autour du col qu’il faut franchir, les paysages sont absolument magnifiques. La montagne crée des canyons, des déchirures, quelques plaines parfois et hérisse de hauts sommets qui semblent vierges de tout passage humain. Il s’agit vraiment d’une très belle route, méritant à elle seule le détour depuis Salta. Les quelques clichés potables ne traduisent en rien la beauté des lieux.

Après ce passage enchanteur, je rejoins Cachi, un petit village qui vit au rythme des touristes : il s’endort en fin de journée jusqu’au milieu du matin. Le hasard des correspondances de bus font que je l’ai surtout arpenté calme, apaisé, serein. Ici aussi il flotte un air Bolivien (notamment dans les stands de rue).

L’étape suivante devait être Molinos, desservie par un bus. Par contre après, pour aller jusqu’à Angastaco, il fallait que je me débrouille seul. Pourtant, à la gare routière de Cachi, un bus se rend directement à Angastaco un jour sur deux. Je me facilite donc la vie en réservant ma place.

Le trajet est toutefois très différent. La piste est très aride, poussiéreuse et le déplacement beaucoup plus … utilitaire : livraison de journaux, ramassage scolaire, transport de fret … autant dire que les arrêts sont nombreux ! Et la prise de photo s’en trouve encore compliquée vu la quantité de poussière sur la vitre et à l’intérieur de l’habitacle 😀 .

En arrivant sur Angastaco, le paysage change encore une fois. La chaine de montagnes que l’on voit au loin se rapproche petit à petit et je prends conscience de sa beauté et de son enchevêtrement de plusieurs milliers de vallées.

Arrivant finalement au petit village, je pense avoir fait un voyage beaucoup plus long que prévu … Me voilà à Tatooine 😀 !

Ce qui m’entoure ne me rassure pas sur ma présence sur terre mais, en tout cas, cela m’enchante les yeux 🙂

 

 

J’avais prévu de dormir à cet endroit. Malheureusement, après un tour des quelques habitations, aucune auberge n’est ouverte et le camping (en fait un terrain vague à coté du stade avec des sanitaires fermés) est totalement désert. Il me faut donc quitter les lieux plus tôt que prévu en reprenant le bus pour rejoindre Cafayate directement.

Comme pour conclure parfaitement ce détour, j’arrive à la nuit tombante sur Cafayate, prêt à vivre d’autres aventures 🙂

Désolé pour la qualité des photos de cette page, le binôme appareil – bus a décidément du mal à se mettre en place. J’espère que la suite sera plus qualitative. En tout cas, fonce voir ces vallées de tes propres yeux, tu comprendras mon enthousiasme pour ce lieu 😀 .

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse :

  • A Salta, auberge « sol huasi 2 » très bien située au coeur de la ville avec cuisine, plusieurs salles de bains et un personnel très sympathique 150$AR la nuit, je recommande chaudement.
  • A Cachi, utilisation de la tente dans le camping municipal pour 30$AR avec sanitaires propres. Chaque emplacement dispose d’un large espace avec un barbecue pour faire sa petite grillade le soir. Pour le bois, il suffit de se servir par terre et de faire fonctionner son instinct d’homme des cavernes (Moi faire feu ! ) 😀

Déplacement : 

  • Pour arriver à Salta, je venais de Puramarca, dans le nord. J’ai tenté le stop qui a bien fonctionné le long de la route 9 (un grand merci à Miguel et sa BMW !) jusqu’à Jujuy
  • Puis j’ai pris un bus pour Salta, 175$AR avec Flecha Bus 125 km
  • Pour Cachi, bus de Ale Hnos (si si, mais ne me demande pas de le prononcer) à 200$AR  pour 165 km en 4 heures
  • Avec la même compagnie, dans un bus ancien et se remplissant de poussière jusqu’à Angastaco  78 km en  pour 145 $AR en 4 heures également
  • Et enfin, pour rejoindre Cafayate avec Flecha Bus, tout confort, 81 $AR (soyons précis) 80 km en seulement 2 heures
  • Ouf !

Une réflexion sur “Vallées Calchaquies

  1. Anonyme dit :

    hey!!!!!! heureuse de te savoir aussi bien!!

    certaines photos de Salva font irrésistiblement penser à certains épisodes des zorros de mon enfance …aurais tu croisé don diégo et le caporal garcia???? hihihi
    quant à tes references de la planète de la jeunesse du jeune padawan j’suis ok!!!!incroyables !!!

    si mes estimations sont bonnes tu ne devrais pas tarder à quitter l’amérique du sud …
    pour des contées moins » » frigorifisantes » »…:-)

    très joyeuse continuation …
    amitiés
    Isabelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.