Tupiza

Après mon passage dans le Sud-Lipez et ma semaine d’excursions à San Pedro de Atacama, j’ai besoin de quelques jours pour remettre de l’ordre dans mes affaires et reposer un peu mon corps avant de poursuivre mon périple en Argentine. Pour profiter de prix raisonnables, je choisis pour cela de me rendre à Tupiza, dans le sud de la Bolivie.

Tupiza est une petite bourgade qui assure aussi des départs d’excursions dans les environs du salar d’Uyuni. La comparaison s’arrête là : beaucoup plus petite et plus authentique, Tupiza est plus tournée vers ses habitants que vers les touristes.

Il y a pourtant des paysages fort sympathiques dans les environs et je n’ai pas pu me retenir d’en visiter certains 🙂 J’ai récupéré une trace GPX qui passe par quelques points d’intérêt en faisant une boucle. Je n’ai plus qu’à la suivre 😉

Après avoir arpenté quelques rues de la ville, le paysage s’ouvre directement sur … une décharge ! Sur des centaines de mètres, des détritus jonchent le sol, malgré les panneaux dissuasifs. Ce problème me semble récurrent en Bolivie et c’est fort dommage de gâcher de tels lieux.

Une fois ce désagrément olfactif et visuel passé, je me retrouve en plein far-west. Des montagnes ocres, des cactus, de petits arbustes piquants à perte de vue sans oublier une chaleur écrasante. Je m’attends à tout instant à voir un cow-boy menant un troupeau de vaches 😀

J’arrive finalement, sans croiser personne, à la Puerte del Diablo. Il s’agit non pas d’une porte mais d’une tranche de roche verticale qui semble barrer l’accès à la suite de la vallée.

Faisant fi du danger, je poursuis tout de même, m’interrogeant sur les conséquences de mon acte 😉 Les parois de la vallée se rapprochent doucement mais sûrement. Des formations rocheuses particulières évoquent des hommes et les habitants les ont logiquement surnommées « Los machos ».

Lorsque les deux murs de pierres de chaque côté de moi se referment presque, je suis au Canyon del Inca, précédé par un troupeau de … chèvres et chevreaux.

Le chemin que je suis se poursuit à l’intérieur et je m’engouffre donc dans le petit sentier qui grimpe à travers les rochers. Le début est relativement facile et le canyon est splendide.

Puis vient une première paroi nécessitant un peu d’escalade. je la franchis sans trop de difficulté et je poursuis mon chemin. Mais de plus en plus de passages techniques apparaissent et malgré ma trace GPX m’assurant que je ne m’égare pas, je me résigne à faire demi-tour lorsque je rencontre un dévers humide et glissant. Je ne ferai donc pas la boucle prévue mais le chemin jusqu’au canyon est très plaisant.

Du coup, j’en profite pour faire un crochet vers un autre canyon à plusieurs kilomètres de là. La route qui y mène est régulièrement empruntée par des chevaux vu les traces au sol. Les montagnes alternent entre le rouge et le vert, créant de beaux contrastes.

Lorsque j’arrive enfin devant l’entrée, fort jolie, je me dis que l’heure est finalement trop avancée pour explorer le canyon et je rentre donc sur Tupiza par les faubourgs.

Tupiza a été pour moi un bon lieu de repos, sans souffrir du froid d’Uyuni ni de l’aridité de San Pedro. Le tour de la ville est fait rapidement mais son authenticité y est plaisante.

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : 30 BOB à l’auberge Pedro Arraya en dortoir de 12. Très bien placée, douche chaude mais wifi pas terrible. Après plusieurs heures de bus, je ne vais pas faire le difficile 😉

Déplacement :  15.000 pesos pour le trajet San Pedro de Atacama – Uyunui avec Cruz del Norte. Bus très confortable mais prévoir du temps (11 heures pour moi), le passage à la frontière est long ! 40 BOB pour le trajet Uyuni – Tupiza avec une compagnie locale « 11 de Julio » en 6 heures avec beaucoup moins de confort 😉 . J’ai d’ailleurs assisté à un vol en direct sans m’en rendre compte : un français dépose son sac à dos dans la soute, monte dans le bus et pose son PC portable au dessus de son siège et il a un doute sur la sécurité de son sac à dos dans la soute donc il redescend pour contrôler. A son retour, évidemment, plus de sacoche de PC … Il passera 2 heures à traquer tous les passagers du bus et à chercher sans logique sous les sièges. Je pense qu’il était un peu sous le choc ! Mon avis est que le PC n’a jamais quitté Uyuni. Conclusion : Ne jamais laisser ses affaires sans contact visuel. Espérons que je m’en souviendrai et ne subirai pas de vol 😀

Entrée : Aucune entée à prévoir pour faire la visite des gorges.

Repas : 35 BOB pour une pizza personnelle (entendre par là : très petite) à Tupiza (Je me suis senti obligé d’en manger une 😀 )

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