Isla de Pascua (1/3)

Je décolle finalement de Santiago, après 5 mois de découvertes fabuleuses sur le continent Sud-Américain. Il est certain que j’y reviendrai pour m’émerveiller d’autres trésors de cette région. Pour l’heure, je rejoins l’île de Pâques et ses fameux Moaïs.

La cote Ouest

Dès mon arrivée, le climat est très différent de ce que j’ai connu jusque là : beaucoup plus chaud et surtout très humide : l’image même que je me fais des tropiques ! En m’installant dans le camping, je retrouve presque immédiatement deux allemands rencontrés à Puerto Natales, juste avant de faire le parc Torres del Paine. Ils partent en exploration vers des grottes sur la côte ouest et je me joins à leur expédition.

Je traverse l’unique réel village de l’île (Hanga Roa), sans avoir le temps de m’y arrêter, mes deux acolytes en ayant déjà exploré chaque ruelle. Je reviendrai plus tard faire une visite digne de ce nom 😉 . Très vite, les habitations s’espacent et laissent place à des pâturages où les chevaux paissent tranquillement.

Après un contrôle de tickets (voir la partie pratique 😉 ), nous arrivons finalement à une première grotte. L’entrée est étroite mais le goulot s’élargit rapidement sur deux ouvertures dans la falaise, offrant des vues magnifiques sur l’océan Pacifique.

 

Les grottes sont innombrables et nous en explorons certaines, parfois debout, parfois à 4 pattes, parfois en rampant. Un peu salissant mais fort ludique 😀 . Dans l’une d’elle, nous trouvons même des restes humains …

L’ahu « Te peu » marque la fin de notre marche vers le nord de l’île. Un ahu est le support sur lequel se dressent les Moaïs (le Moaï étant la statue emblématique de l’île de Pâques). La vie était organisé autour de ces sites rituels, qui concentraient le mana (la puissance spirituelle) de la tribu. Ici, il ne reste que quelques vestiges d’habitations et des rails de pierre perforés régulièrement, dont je ne comprends pas la signification.

Je poursuis le chemin seul en voulant réaliser une boucle par l’intérieur de l’île. C’est l’occasion pour moi de découvrir une grotte gigantesque dans laquelle poussent des bananiers et qui relie entre elles plusieurs salles immenses. Etant seul, je ne poursuis pas trop loin l’exploration dans les entrailles de la terre, ne sachant pas si un esprit fourbe ne s’y cache pas 😉

Je fais un crochet par l’ahu Akivi. Cette fois-ci, Moaïs il y a ! Il en repose même 7, qui seraient, selon la légende, les premiers descendants du roi originel de l’île. C’est le seul ahu à se trouver à l’intérieur des terres. Ce sont les premières statues que j’ai le temps d’admirer pleinement et j’en frisonne de plaisir 🙂

Je continue mon excursion dans la nature de l’île sur plusieurs kilomètres. Les paysages sont beaucoup plus vallonnés et verts que je m’y attendais. Les chevaux et les vaches se promènent en toute liberté et il n’est pas rare de les voir traverser la route par troupeau de 3 ou 4 pour rejoindre le champ voisin.

J’arrive finalement à la carrière des chapeaux « Puna Pau ». De nombreux Moaïs ont été coiffés par cette sculpture cylindrique (le Pukao), issue d’une roche rouge. Il semblerait que cet ajout se faisait une fois la statue dressée sur son ahu, probablement grâce à une rampe de pierre. C’est le seul endroit de l’île où se fabriquaient les Pukaos. Lors du trajet du Pukao pour rejoindre son Moaï (parfois jusqu’à une bonne vingtaine de kilomètres), le chapeau perdait presque un tiers de son diamètre (à cause des frottements sur le sol).

 

 

Une première journée très agréable, ayant rassasiée ma soif de grottes mais pas celle de Moaïs … 😉

Hanga roa

Je prends donc le temps de savourer les Moaïs et les richesses du village que j’ai traversé (trop) rapidement hier. J’en profite également pour visiter le musée.

L’église est intéressante. Les missionnaires ont adapté une partie des dogmes du christianisme aux coutumes locales. Ainsi, le dimanche matin, la messe est réalisée avec de nombreux chants polynésiens. Je te conseille fortement d’y assister 😉

 

Le musée est extrêmement agréable. Il présente, à travers des panneaux explicatifs denses mais bien illustrés, les différents aspects de l’île : géographie, histoire, légendes, outils, vêtements … Une plaquette en français est disponible à l’accueil si tu la demandes gentiment 😀

Le cratère du sud

Détail qui a son importance pour la suite : quelques jours avant mon arrivée sur l’île, deux feux, d’origine criminelle, se sont déclarés. Les raisons me sont inconnues mais l’un d’eux se trouvait à proximité des vestiges du village « Orongo », qui se situe à coté du cratère du volcan Rano Kau, celui-là même que je vais gravir …

Enfin, gravir est un bien grand mot : un sentier pédestre démarre d’un petit port et il suit, en pente douce, le flanc du volcan à travers une foret d’eucalyptus.

En quelques dizaines de minutes, je suis au bord, contemplant le marais qui s’est formé dans le cratère. Il s’agit d’un sanctuaire naturel protégé, accessible uniquement pour les scientifiques. Rien n’empêche toutefois de profiter pleinement de sa beauté 🙂 .

Avant de me rendre aux vestiges du village Maorï, je marche quelques centaines de mètres autour du cratère par un sentier peu pratiqué mais très beau. En chemin, 2 puis 3 petits îlots attirent mon attention au large.

Arrivé de l’autre coté, la vue et le vent sont à couper le souffle !

De retour à mon point de départ, en haut du sentier venant du port, le village n’est plus qu’à quelques centaines de mètres … Malheureusement pour moi, des investigations sont toujours en cours pour comprendre les raisons du départ de feu et l’accès au site m’est refusé. Il faudra que je revienne dans quelques jours …

Il me reste encore beaucoup d’endroits à explorer et de statues à voir 😉 Une autre page va m’être nécessaire …

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