Isla de Pascua (2/3)

Après avoir fait un premier tour des sites facilement accessibles à pied depuis le village, je veux explorer le reste de l’île et y découvrir les lieux les plus emblématiques.

La côte Est

Pour cela, je m’associe à 3 Françaises (Coralie, Nathalie et Solène) pour louer une voiture et nous voilà partis pour longer la côte Est avec un arrêt sur chacun des sites principaux. Nous visitons ainsi plusieurs ahus, dont les moaïs sont tous renversés. Mais qu’importe, nous nous les imaginons fièrement dressés, galvanisant le peuple qui les ont élevés, assurant une reconnaissance par delà les siècles à ceux qui y sont représentés !

La nature tout autour de nous est superbe. La terre est clairement volcanique et la végétation a du mal à s’accrocher sur ces côtes déchirées.

Finalement, nous arrivons à la fameuse carrière des moaïs. Déjà de loin, on repère des statues disséminées sur le versant verdoyant de la colline.

Pour éviter un groupe de touristes, nous préférons commencer par le cratère du volcan. Et quelle surprise lorsque l’on y parvient après quelques minutes d’ascension : la beauté des lieux est à couper le souffle ! Le fond du cratère est occupé par une étendue d’eau et sa végétation. Les pentes sont parsemées de moaïs abandonnés, certains semblant assurer la garde du domaine.

Puis nous continuons par la carrière principale, celle où l’on trouve les moaïs inachevés, ceux qui n’ont jamais pu rejoindre leur ahu. La majorité est enfouie sous le sol et seul leur buste dépasse de terre.

 

Encore une fois, la surprise est totale lorsque, sans crier gare, au détour d’un virage, apparaît à l’horizon le majestueux site des 15 Moaïs (sans doute le plus connu). Il y a quelque chose d’irréel à être dans la carrière et de voir cet ahu en même temps.

Un peu plus haut, l’une des statues a été abandonnée avant son excavation de sa grotte. Il semblerait que les Moaïs étaient taillés dans la roche, face vers le ciel, en conservant intacte une partie du dos pour son maintien jusqu’à l’achèvement de l’oeuvre.

Sur le chemin du retour, une violente averse nous surprend et nous trempe de la tête aux pieds. A ce moment là, l’abri près de l’entrée est une bénédiction 😉

Une fois le déluge passé, nous reprenons la route vers le site de 15 Moaïs, l’ahu tongariki. Ils sont tous là, fièrement dressés, tous différents, chacun avec sa personnalité. Le lever de soleil y est très beau parait-il mais je n’aurai pas la chance d’y assister (d’autant que les nuages sont toujours très présents !)

En poursuivant toujours plus loin, nous passons par un site de pétroglyphes. Les hameçons sont nombreux dans la roche et quelques autres figures se détachent aussi. Mais dans l’ensemble, il faut quand même une sacrée imagination pour reconstituer les œuvres du passé qui ont subi les outrages du temps.

Mais que puis-je reprocher au climat ? il façonne une nature si intense, si dramatique …

Juste avant de parvenir à Anakena, tout au nord de l’île, nous tentons de prendre une piste boueuse mais nous faisons rapidement demi-tour après quelques glissades peu contrôlées 😉 . Qu’importe, nous allons découvrir la crique à pied. Il s’agit là d’un autre endroit magnifique avec une eau cristalline.

 

Pour finir en beauté, direction le dernier spot du jour : la plage de Anakena. Seule cocoteraie de l’île (les arbres ont été importés de Tahiti), elle fournit un cadre exceptionnel à l’ahu fort bien conservé.

Pour la première fois, je me baigne dans l’océan Pacifique en ce lieu paradisiaque. Une conclusion parfaite pour cette journée d’exception !

La côte nord de L’ÎLE

Après une nuit dans le camping rustique du nord, je programme le réveil aux aurores pour voir le lever du soleil. A 7 heures, je suis en chemin pour rejoindre la plage aperçue hier en fin d’après-midi et orientée plein Est. Un endroit parfait pour prendre son petit déjeuner en profitant du spectacle 🙂

Après ce début de journée fort prometteur, je retourne profiter quelques instants de la plage de Anakena et de son ahu en passant par la côte.

Je me mets finalement en marche pour mon objectif de la journée : la côte nord de l’île, qui s’annonce très sauvage. En effet, quelques chevaux se baladent librement sur les pentes rugueuses du volcan. Le reste n’est que minéral et végétal.

Lorsque j’arrive à une maison totalement isolée (à plusieurs dizaines de minutes de marche de la civilisation), je m’arrête, face à l’océan et savoure la vue et mon repas.

D’un coup, je remarque au milieu de l’eau un rocher qui n’était pas présent quelques instants plus tôt … Je me suis placé pile en face d’une baleine !!!! Elle remonte périodiquement reprendre un peu d’air et je peux voir sa nageoire dorsale 🙂 Au moment où je me demande s’il ne s’agit pas d’un banc de dauphins (j’ai du mal à estimer la distance), elle me gratifie d’un superbe saut qui ne laisse plus de place à aucun doute ! J’observe bien une baleine 😀

 

Après l’avoir perdue de vue, je reprends ma marche le long de la côte. Les paysages me font penser à l’Islande, avec une côte déchirée et tout de suite après une pente douce, vierge de tout arbre.

J’arrive finalement à une grotte qui marque la fin de la côte Nord. A l’intérieur, je découvre un pétroglyphe représentant Make-Make, le dieu créateur de l’univers selon les habitants, ainsi que des ossements, peut-être humains.

 

De retour au camping, je récupère mes affaires et je me prépare à attendre de longues minutes / heures avant d’être pris en stop pour traverser l’île. Finalement, avant même d’avoir rejoint la bonne route, la première voiture s’arrête et Emilia me transporte gentiment jusqu’au centre de Hanga Roa. Trop facile le stop sur l’île de Pâques !

La journée se finit en beauté aux pieds des Moaïs pour le coucher du soleil (qui disparaît derrière les nuages mais qui nous permet de faire un peu de light painting). Extraordinaire !

Durant ces deux journées, j’ai pu voir tous les lieux classiques mais au combien beaux de l’île de Pâques. Pour le temps qu’il me reste, je vais essayer de découvrir des lieux moins connus …

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