La région des lacs

Puerto varas

Puerto varas restera pour moi un lieu très particulier pour les rencontres que j’ai pu y faire avec les Chiliens et les Chiliennes habitant ici ou à Santiago. En effet, de nombreux Santiagois s’y retrouvent en vacances ou en week-end pour profiter de l’ambiance détendue et des paysages alentours.

La ville est mignonne avec une architecture à cheval entre un village des alpages et celui d’un bord de mer.

Malgré une météo peu clémente (m’ayant empêché de voir le volcan Osorno 😉 ), j’ai tout de même pu me rendre à Petrohué, minuscule village bordant le lac « todo los sentos », entouré de sommets perdus dans les nuages. Il est possible de rejoindre le Chili depuis Bariloche par une succession de routes et de traversées de lacs. Celui-ci est le dernier et l’un des plus beaux  (prévois un budget conséquent si tu veux passer par là 😉 ).

Impossible pour moi de passer à côté de « Saltos de Petrohué » sans m’y rendre ! Les eaux cristallines du lac serpentent et sautillent sur les rochers volcaniques anthracites. Le contraste est tout simplement splendide. On dirait qu’un glacier surfe sur un volcan ! 🙂

Le petit parc réserve également un autre coin de paradis avec une cascade et sa plage, dissimulées dans un écrin de verdure.

Du peu que j’ai vu, la région est magnifique et je comprends facilement pourquoi certains viennent profiter de ces douceurs. Je reviendrai aussi l’explorer plus en profondeur, sois en sûr 😉

L’ÎLE de Chiloé

L’île de Chiloé n’était pas prévue dans mon programme initial, ayant le pied plus alpin que marin. Pourtant, de nombreux voyageurs m’ont fait part de leur enchantement pour les lieux. C’est une bonne raison pour modifier ses plans 😉

Pour rejoindre l’île par le nord, plusieurs ferries assurent la liaison depuis Pargua. Encore plus simple pour moi, il existe des bus qui relient Puerto Varas (ou Puerto Montt) directement au village de Ancud en assurant la traversée. Pour le sud, comme je souhaite faire une longue traversée en bateau, les passages sont beaucoup moins fréquents. J’ai donc un timing serré à respecter 😉

Ancud

Les habitations de la ville la plus au nord sont déjà typiques. Des plaques de bois de couleur recouvrent les murs dans un quadrillage géométrique. Pour mon plus grand plaisir, je n’ai pas trouvé qu’il s’agit  d’une attraction dédiée au tourisme (Bariloche, c’est pour toi çà 😉 ). Que ce soit à Ancud ou dans les campagnes de l’île, la même architecture est respectée.

De beaux points de vue sont disséminés le long des rues côtières de la ville. Si tu en as envie, tu peux même sortir ta serviette et profiter de plusieurs plages (je ne te cache pas qu’il ne va pas falloir que tu craignes le froid 😉 ) .

Pour une fois, mon logement m’offre une vue superbe sur le large. J’en profite lors du magnifique coucher de soleil.

Ancud m’a offert un très bon aperçu des richesses de l’île. Pour les gens extrêmement pressés, je dirais même qu’elle peut être l’objet d’une visite à la journée sur Chiloe (mais ça serait dommage de se limiter à cela 😉 ).

Castro

Capitale administrative de l’île, Castro n’est pas dénuée de charme. La ville commence par me surprendre avec son église aux couleurs vives. L’intérieur, tout en bois, est splendide.

L’ile est réputée pour posséder un nombre important d’églises au style architectural très particulier, comme celle-ci. Je n’en verrai que très peu, par manque de temps et de facilité d’accès. Je pense qu’il est préférable de s’offrir une excursion dédiée, à la journée pour s’affranchir des contraintes de déplacements.

Ce qui fait de Castro sa particularité, ce sont les maisons sur pilotis appelées « palafitos ». La ville en compte un grand nombre sur deux sites principaux. Par chance, mon auberge est juste en face de celui du sud. J’avoue que c’est mon préféré 😉

Sur la route qui descend pour les rejoindre, plusieurs points de vue permettent d’admirer les maisons.

Elles sont toutes accessibles depuis la même ruelle. Les façades sont aussi colorées et pittoresques que les « devantures ».

Les palafitos du nord sont plus difficilement visibles sans passer par un tour en barque. J’ai bien tenté le point de vue depuis le cerro voisin mais je trouve que l’on est trop loin. Par contre, on embrasse toute la ville d’un coup d’œil.

La route longeant la rivière offre une vue plus rapprochée mais il faut un bon zoom pour distinguer les détails …

D’autres maisons sur pilotis sont visibles depuis la route principale entrant dans la ville mais je me demande si elles voient de l’eau de temps en temps : elles sont au pied d’un étang qui ne semble pouvoir se remplir que si l’eau traverse la route principale ! Mais l’architecture étant respectée, ça compte aussi 😀 .

 * *

Castro est une base parfaite et agréable pour rayonner sur l’île. On y trouve tout ce qui est nécessaire pour le ravitaillement et c’est le départ de nombreux bus.

Dalcahue

Seul déplacement  que je fais spécialement pour une église, Dalcahue est à quelques dizaines de minutes de Castro en bus. L’architecture de l’édifice est surprenant avec une façade et un clocher qui semblent être posés sur une grande bâtisse communale. D’ailleurs, il n’y a pas que le design de l’église qui m’interpelle ici 😀

Le petit port du village est plein de vie. De nombreux bateaux de tous types sont présents, sur mer et sur terre 🙂

Dalcahue est une sortie très sympathique et facile depuis Castro. Je n’y ai passé que quelques heures mais on peut y consacrer deux jours pour profiter pleinement de sa douceur de vivre.

CUcAo

Dernière exploration pour moi, le parc de Cucao. Il est facile de le rejoindre depuis la capitale en bus. Manque de chance pour moi, il s’agit d’une journée très pluvieuse (comme l’île en compte beaucoup 😀 ).

Toutefois, le premier sentier que j’emprunte à l’entrée du parc est parfaitement aménagé. J’évolue entre les petits arbres jusqu’à rejoindre un belvédère où se mèlent étangs, rivières et lacs.

Après cette mise en jambes prometteuse, je rejoins les bâtiments administratifs pour m’acquitter du droit d’entrée. La ranger m’informe que j’ai le parc pour moi seul (génial ! ) et que certains sentiers sont « humides » (ça n’est pas quelques flaques par-ci par-là qui vont me faire peur 😀 ) En avant donc pour une petite boucle !
Je rejoins vite un mirador en bois qui offre une vue différente du point de vue précédent.

Et c’est là que ça se corse ! J’aurais dû comprendre lorsqu’une Chiloite annonce « humide » sur une île qui reçoit presque 2 mètres d’eau par an 😀 . Le sentier se transforme en parcours du combattant version Mud Race ! La moindre erreur d’appréciation de la stabilité de la boue est sanctionnée 😉 Dommage que mes chaussures soient GoreTex et non étanches !

Pourtant, je me fraye un chemin pour profiter des lieux. La végétation est très particulière et je comprends pourquoi l’île est si sujette aux légendes. Je crois d’ailleurs avoir aperçu un elfe derrière quelques troncs 😉

Je tente également de rejoindre la plage donnant sur l’océan, en passant par des dunes mais je suis stoppé à quelques centaines de mètres par une sorte de piscine naturelle. N’ayant pas pris mon maillot de bain, je fais finalement demi-tour.

Amoureux des marécages, de leurs faunes et flores, tu vas être ravi ici. Par contre, si on t’annonce que c’est un peu humide, pense à prendre tes plus belles bottes en plastique, tu vas en avoir besoin 😉

L’île de Chiloe, bien que très humide, m’a ravi.  On y trouve des villages sympathiques et une campagne apaisante. Merci à tous les voyageurs rencontrés en chemin qui m’ont convaincu de faire ce détour. Je te le recommande aussi 😉

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse :

  • 8 000 pesos la nuit en dortoir de 6 à l’hôtel Margouya, en plein centre de Puerto Varas. Tip top, rien à redire
  • 11 000 pesos la nuit en dortoir de 4 (j’étais tout seul dans tout l’hôtel) à Ancud à Hostal Austral incluant le petit déjeuner. La salle commune avec vue sur le large est magnifique. Idéalement situé à proximité de la gare routière.
  • Chambre simple (monsieur ne se refuse rien …) à Castro pour 13 500 pesos dans la Casa Chilhué, petit déjeuner inclus. Excellente position pour avoir un visuel presque immédiat sur les palafitos Sud.

Déplacement :

  • 5 000 pesos le trajet Puerto Varas – Ancud dans un bus Cruz del Sur qui assure également le transport en ferry (de la compagnie, donc pas la moindre attente à prévoir).
  • 2 000 pesos avec la même entreprise pour rejoindre ensuite Castro
  • 1 600 pesos l’aller retour pour se rendre en colectivo de Castro à Delcahue. Tous les colectivos partent de la même gare, différente de celles des grandes compagnies.
  • 3 500 pesos l’aller retour, au même endroit, le bus pour se rendre à Cucao avec 3 heures par sens sur une jolie route
  • 2 000 pesos pour rejoindre finalement le sud de l’ile, Quellon, où je prends le ferry pour le sud

Entrée :

  • 2 000 pesos pour l’entrée aux Saltos del Petrohué
  • 4 000 pesos pour barboter joyeusement dans la boue au cœur du parc de Cucao. L’investissement n’est pas exorbitant mais ne mérite pas, selon moi, le double du prix du parc précédent. A moins qu’avec du soleil cela change tout … 😉

Nourriture : 4 000$ pour une portion conséquente de chair de crabe premier choix . 2 000$ pour une barquette complète de saumon frais en ceviche. Tu vas te régaler pour pas cher au marché 😉

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