Pucon

Pucon est situé dans le nord de la région des lacs, un peu au dessus de la Patagonie. Haut lieu touristique, les Chiliens y affluent en masse l’été pour profiter de la nature environnante. Il faut dire que la région est très riche en activités : baignade dans les étendues d’eau, randonnée, canyoning, rafting et même ascension de volcan… Il y a de quoi faire ! J’ai prévu plusieurs balades dans le coin.

Caburgua

Je commence par une mise en jambes avec un promenade au bord d’une plage de sable « noir » (disons plutôt beige) bordant le lac Caburgua.

La plage de sable blanc, à quelques centaines de mètres sur la rive ouest, me semble être encore plus belle avec quelques troncs d’arbres échoués.

Alors que j’ai rejoint cette plage en longeant le lac (sans trop savoir si c’est autorisé), je reviens au village par la route qui me semble longuette alors qu’elle ne fait que 3 kilomètres. Elle m’offre toutefois quelques vues sur les maisons. Le contraste avec le nord du Chili, tant au niveau des paysages que des habitations est saisissant 🙂 Aurais-je fais un saut spatial jusqu’à un village alpin ? 😉

En rentrant sur Pucon, une curiosité est signalée : los ojos de Caburgua. Après avoir vu ceux de San Pedro, je suis quelque peu déçu de ceux-ci. Certes la couleur bleu-vert de l’eau est jolie mais le site est beaucoup moins impressionnant. Il n’en reste pas moins que c’est une jolie et très courte balade en forêt.

Après cette petite sortie, je vais pouvoir vraiment m’y mettre 🙂

El cani

1150 mètres de dénivelé avec de la neige sur une partie du trajet, le niveau change 😀

Arrivé au départ de la randonnée avec le bus matinal, je suis le premier et le seul à signer le registre d’entrée ! Je ne vais pas être trop perturbé par les autres randonneurs … 🙂 Le chemin commence par une route forestière quasi plate qui longe les habitations.

Puis, juste avant le poste de contrôle, la pente apparait. Plusieurs récits de voyageurs m’ont alerté sur la difficulté de la sortie. Je progresse donc tranquillement et avale les 300 premiers mètres jusqu’à un belvédère sans vraiment m’en rendre compte.

Il en va de même pour l’accès au second point de vue. Il est probable que le froid et la glace m’aident à ne pas surchauffer 😉 .

Juste après un refuge, la neige apparaît, d’abord discrète puis omniprésente. Après plusieurs mois dans les déserts arides, je la retrouve avec délice. Quel plaisir de l’entendre craqueter sous mes pas et étouffer les bruits de la forêt.

 

Arrivé au premier lac, j’ai déjà fait une grosse partie de la montée et mon inquiétude pour la gestion de la descente sans crampons s’estompe devant la beauté des lieux.

Sur le plateau, je passe de lac en lac et je découvre une nouvelle espèce d’arbre mi-sapin, mi-cactus : l’araucaria ou arbre à singe. Les malheureux mammifères ne pourraient y grimper tant ses feuilles sont acérées (enfin pour cela il faudrait qu’il y ait des singes au Chili … 😉 )

Jusque là, les efforts fournis sont largement récompensés et loin d’être excessifs. Mais ça c’était avant de voir l’éperon rocheux final 😀

En soit, rien d’alarmant … sauf que la sente qui monte est pleine pente, qu’un verglas glissant s’y est déposé et que les abords du chemin sont en poudreuse profonde. Sans raquettes ni crampons, je vais laisser pas mal d’énergie sur ces 200 derniers mètres d’élévation. Est ce que je te conseille de zapper cette dernière partie ? Absolument pas !! La vue à 360 au sommet mérite largement tous ces efforts ! Pas moins de 4 volcans sont visibles par temps clair.

 

Le pique-nique que je fais là-haut est l’un des plus beaux depuis le début de mon voyage 😀

Au lieu de faire la sieste, je mets à profit la pente du chemin pour redescendre en luge (enfin sur les fesses mais ça glisse si bien 😉 ). Forcément c’est beaucoup plus rapide que dans l’autre sens ! Lorsque les plaques de neiges se font plus discrètes ou lorsque la pente n’est pas assez prononcée, je reviens à la traditionnelle mais efficace marche à pied.

Cette sortie est physique mais que de bons moments de découverte et de contemplation. Elle mérite à elle seule de faire un détour par Pucon lors de ta prochaine visite du Chili 😉

Volcan Villarrica

Après cet entraînement sportif, je suis prêt pour la prochaine étape : 1600 mètres de dénivelé positif avec crampons et piolets sur un volcan actif : Villarrica, de son petit nom. La dernière éruption remonte à 2015 et son cratère bouillonne toujours. Après avoir discuté avec plusieurs voyageurs, une agence ressort pour son sérieux. Je m’y rends donc et réserve pour le lendemain. Il me tarde de grimper là haut !

Malheureusement pour moi, le lendemain, la météo a évolué et le vent conjugué au froid rend l’ascension aléatoire. Il y a une chance sur deux de pouvoir finir l’ascension (uniquement du fait de la météo, cette statistique n’inclut pas un abandon pour douleur, blessure, fatigue …) et une chance sur deux que le fond du cratère soit visible. Dans le cas où l’on commence, l’ensemble de la prestation est dûe.

Finalement le groupe de 3 que nous sommes (Vlad, un Français rencontré la veille sur El Cani, et Marion, une Française rencontrée sur le free walking tour de Valparaiso 🙂 ) renonce à prendre le risque de faire demi-tour. L’ascension de ce volcan sera donc pour une autre fois …

Parc national Huerquehue

Finalement, nous partons tous les 3 pour le parc national. À l’entrée du parc, nous rencontrons deux Français (Emma et  Romain) en tour du monde également. Une balade serpente sur les collines en longeant plusieurs lacs.

Le paysage sur le fameux volcan depuis le premier lac est magnifique.

 

Impossible de voir les volutes de fumée du cratère, signe que le vent est important là-haut (on console notre déception comme on peut 😉 ). La montée se fait plus sportive après quelques kilomètres et je retrouve à nouveau la neige et les glissades associées.

Une fois sur le plateau, un chemin presque plat connecte 3 lacs. Leur surface est en partie gelée mais le cadre très beau.

Nous sommes seuls sur le dernier lac, personne n’ayant osé s’aventurer dans une neige aussi profonde. Nous profitons du silence et de la quiétude des lieux pendant de longues minutes.

 

 

Au cours de la descente, je fais un crochet pour admirer deux cascades. Le temps m’est toutefois compté puisque le dernier bus est à 17:10. La fin de la promenade sera presque aussi sportive que l’ascension du volcan 😉

 

Mon conseil pour ce parc est de ne pas trop traîner en route, surtout si la neige fait chuter ta moyenne. Il nous aurait fallu une heure ou deux de plus pour profiter sereinement des chutes d’eau.

Je suis vraiment tombé sous le charme des environs de Pucon. La nature est omniprésente et les activités ne manquent pas dans le coin. L’impossibilité de me rendre au volcan me donne une parfaite occasion de revenir (en été peut-être 😉 ) profiter à nouveau de ce cadre divin.

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : Gecko Hostel, en bordure de ville, excellent endroit ! 5 000 pesos la nuit en dortoir de 4 avec salle de bain nickel, cuisine bien équipée et poêle à bois pour se réchauffer en rentrant de randonnée dans une salle commune. Franchement top ! En plus le gérant est très sympa.

Déplacement :

  • 11 400 pesos pour un direct Valparaiso – Pucon avec la compagnie Condor (900km – 12 heures). Départ vers 9h du soir et après un arrêt conséquent à Santiago, le trajet se fait de nuit jusqu’à Pucon en début de matinée. Parfait !
  • 1 600 pesos l’aller retour en collectivo jusqu’à Caburgua, plusieurs fois par jour
  • 1 000 pesos à l’aller et 700 pesos au retour (ça ne m’étonne même plus 🙂 ) pour se rendre au départ de la randonnée pour El Cani
  • 3 600 pesos pour l’aller retour en collectivo toujours jusqu’au parc Huerquehue. Renseigne toi bien de la fréquence des bus, surtout pour le retour car c’est premier arrivé, premier assis 😉

Entrée :

  • 1 000 pesos pour les ojos del Caburgua. Heureusement que c’est aussi économique parce que sinon je déconseillerais de s’y rendre. La balade est vraiment courte (moins de 15 minutes)
  • 4 000 pesos pour randonner jusqu’au point de vue El Cani. Il faut dire que le chemin est long 😉
  • 2 500 pesos pour le parc Huerquehue et ses magnifiques lacs

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.