San Pedro de Atacama (1/2)

Au terme de l’excursion dans le Sud-Lipez, j’en profite pour faire une incursion en territoire Chilien. San Pedro de Atacama est très proche de la frontière et c’est un lieu que je souhaite vraiment visiter. En arrivant dans la ville, le contraste avec la Bolivie (et particulièrement Uyuni) est saisissant. J’ai l’impression d’arriver dans un village du Mexique (sans jamais avoir vu le moindre m² de ce pays 😉 disons donc plutôt de l’image que je me fais du Mexique). Il fait chaud, les maisons sont en terre séchée et très basses.

Il s’agit d’un village très touristique et la municipalité fait beaucoup dans ce sens. Elle a, par exemple, interdit les panneaux lumineux dénaturant la ville et les voitures ont interdiction de circuler en ville. Oui, clairement, l’ambiance est très différente de la Bolivie !

Les activités autour de San Pedro ne manquent pas. Toutefois, je suis ici au Chili et les tours sont particulièrement onéreux. Le prix d’une sortie d’une demi-journée est autour de 20.000 pesos (25€) et facilement le double pour une journée complète. Lorsque j’ai une cagnotte d’environ 30€ par jour pour l’Amérique du Sud, incluant le logement et la nourriture, ça devient compliqué 😀 Autant dire qu’il va falloir ruser pour rentrer dans mon budget 😉

L’article étant long, il a été scindé en deux pages distinctes pour ne pas t’écœurer de ce lieu magnifique 😉

Les lagunes au sud

Première activité : voir les lagunes qui sont au sud de la ville. Le chemin pour s’y rendre est quasiment plat. Voilà une occasion unique de pratiquer un sport délaissé jusqu’à présent : le vélo. La location est économique et la distance parcourue bien plus importante qu’à pied. En selle donc 😉 !

A bord de mon bolide, je rejoins la première lagune à travers un paysage qui devient de plus en plus désertique.

Je n’ai pas pensé à vérifier les prix d’entrée des sites et j’ai fait là une erreur : pour accéder à la laguna Cerar, l’entrée coûte 10.000 pesos, presque 15€. Bien que l’on puisse s’y baigner en flottant grâce à la concentration en sel importante (enfin l’expérience est difficilement réalisable puisque la température de l’eau est glaciale), je trouve ce prix exagéré. Je poursuis donc mon chemin.

Les kilomètres s’enchaînent sur la piste, le sable étant de plus en plus présent, il me faut redoubler d’efforts. J’atteins finalement Los oros, deux trous d’eau parfaitement circulaires. La réflexion des volcans dans ceux-ci est magnifique et j’en fais mon lieu de repas 😀 .

La vue doit être très impressionnante depuis les airs, malheureusement, je n’ai pas pris mon hélico dans mon sac à dos 😉

J’ai déjà parcouru presque 30 kilomètres dans le désert et je n’ai loué le vélo que pour 6 heures. Il est temps pour moi de me mettre sur le chemin du retour (légèrement montant) que je redoute, surtout si le vent se lève.

La montée est moins intense que prévue mais la longueur de la sortie fait que je rentre avec les jambes en compote à l’auberge mais heureux de ma journée. Les plus courageux poursuivront quelques kilomètres après « Los oros » où une lagune (Tebenquiche) apparemment très sympa les attendra …

La vallée de la lune

Nouvelle journée de vélo pour me rendre, en groupe (5 Français : Marion et Giles avec qui j’ai fait la visite des mines de Potosi, et Alice et César, rencontrés à l’hôtel), dans la vallée de la lune. Je devrais faire moins de kilomètres qu’hier mais cela se compte tout de même en plusieurs dizaines. Le début de la sortie se fait sur la route pour rejoindre la vallée et j’ai déjà les cuisses qui chauffent, la journée va être longue … 😀

 

Cette vallée est un concentré de paysages magnifiques et grandioses. Une fois dans le parc, le premier arrêt permet de se faufiler à travers les formations rocheuses, dans un tunnel souterrain. Les parois sont hautes et le « plafond » bas. L’équipement de vélo (casque et lampe frontale) est fort utile pour parcourir ce dédale.

 

 

Après cette balade en boucle, je reprends le vélo. Le chemin est parfaitement tracé (des voitures font le même parcours) et il est impossible de se perdre. Par contre, certaines portions réservent des petites côtes qui « obligent » à faire un arrêt photo 😉

Quelques kilomètres plus loin, je poursuis par l’ascension d’une grande dune de sable pour avoir une vue panoramique de la vallée. Au pied de la dune, des cristaux de sel sont mêlés aux roches. C’est d’ailleurs ce sel qui crée les surfaces blanches sur les photos et non pas de la neige. Avec la température ambiante, elle serait évaporée en quelques minutes 🙂

Ce chien, que tu as peut-être déjà vu sur les clichés précédents, nous a suivis toute la journée, sans boire ni manger malgré la chaleur et les kilomètres ! Il faisait partie d’un groupe de 4 chiens qui ont débuté le périple avec nous, après avoir copieusement aboyé après les voitures, passant sous l’une d’elles pour l’un d’entre eux. Celui-ci est le seul à avoir tenu la distance. Quelle fidélité !

La vue depuis le sommet de la dune est impressionnante quelque soit le côté où je regarde.

Après un repas bien mérité, je reprends le vélo pour traverser la plaine vue depuis le haut. Au détour d’un virage, il est à nouveau possible de monter sur des formations rocheuses. Le sable est néanmoins bien présent et sous le soleil du désert d’Atacama, l’ascension peut paraître éprouvante. Pourtant, mes efforts sont largement récompensés par le spectacle que la nature m’offre une nouvelle fois !

 

 

Tous ces « plis » de montagne semblent totalement irréels. Je comprends pourquoi ce lieu a été nommé la vallée de la lune ! Il n’a rien de terrestre 🙂

En approchant de la fin du parc, il est possible de se rendre sur une ancienne mine de sel, qui ressemble désormais plus à un trou qu’autre chose. Je te laisse en juger …

Une autre ancienne mine, beaucoup plus grande, n’est normalement pas accessible, sans doute pour des raisons de sécurité. Après 3 km de très mauvaise piste, j’arrive aux vestiges d’un tunnel aménagé. Il ne mène pas à grand chose et il me faudra monter sur le plateau pour profiter d’une jolie vue et découvrir l’entrée réelle de la mine. N’étant absolument pas aménagée, je laisse les plus téméraires du groupe l’explorer sur quelques mètres avant de faire demi-tour.

 

Puisque le soleil décline, autant retourner en haut de la dune vue plus tôt dans la journée pour profiter des couleurs.

Je reste sans voix devant tant de beauté.

Finalement, après avoir parcouru 45km et rendu le vélo, je rentre (avec une démarche de cowboy 😉 ) me reposer de cette journée exceptionnelle. Cette vallée de la lune est vraiment déconcertante !

Informations pratiques

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2 réflexions sur “San Pedro de Atacama (1/2)

  1. Dumont dit :

    Vraiment très etonnant ce sel dans la vallée de la lune !… on dirait que c’est le Marchand de sable qui est passé par là ….
    Encore de bien jolies photos et des couchers de soleil à couper le souffle!…..

    Bises de nous deux

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