Valparaiso

Valparaiso est un grand classique d’un voyage au Chili. Outre sa proximité avec l’océan Pacifique, la raison principale d’un déplacement à Valpo (comme disent les Chiliens), c’est le street-art. Une partie des murs de la ville sont couverts de tags, graffs et fresques.

Valparaiso

Il y a quelques années, la cité était très dangereuse à visiter, de jour comme de nuit. Les vols et les agressions sur les étrangers étaient monnaie courante dans les rues en coupe gorge. Rares étaient ceux qui osaient s’y aventurer. Et puis, l’UNESCO a classé une partie de la ville, amenant alors des moyens financiers à la municipalité pour faire un bon nettoyage. Depuis la majorité des quartiers se visitent sans le moindre souci 🙂

Après avoir longé le front de mer depuis le terminal de bus, je me joins à un Free Walking Tour pour découvrir quelques quartiers. Pendant plus de 3 heures, j’en apprends ainsi beaucoup sur l’histoire de la ville.

Lors de la ruée vers l’or dans l’ouest américain, elle était un point de passage important pour tous ceux qui utilisaient le bateau pour rejoindre la côte ouest des USA depuis la façade Atlantique. Malheureusement pour la ville, lors de l’ouverture du canal de Panama, les navires n’avaient plus aucune raison de descendre aussi bas et elle tomba alors dans le déclin.

Encore actuellement, Valparaiso dépend toujours économiquement de son port qui lui apporte une grande partie de ses recettes (l’autre partie, c’est toi, voyageur 😉 ). C’est d’ailleurs de ce port qu’est parti, à 5 heures du matin la révolution du 11 septembre 1970 dirigée par Augusto Pinochet. Le bâtiment officiel le plus imposant de la cité n’est autre que l’armada du Chili !

Comme je le disais en introduction, le street art est omniprésent dans de nombreux quartiers. Petit florilège de certaines fresques, parfois politiques, souvent touchantes, toujours travaillées.

C’est un vrai plaisir d’errer dans les rues et de découvrir sans cesse de nouvelles œuvres. C’est d’autant plus vrai que certaines sont très récentes et en remplacent d’autres, plus anciennes. Il y a une sorte de rotation qui fait qu’entre deux visites de la ville espacée de quelques années, les murs ont complètement changé.

En classant certains quartiers, l’UNESCO a permis l’émergence de la ville. Toutefois, pour les particuliers, c’est parfois un fardeau. En effet, en cas d’incendie (fréquents à cause des installations électriques anarchiques), tout doit être reconstruit avec les techniques de l’époque, dans les matériaux de l’époque etc. Autant dire que cela vaut une fortune. D’où la présence de beaucoup de ruines qui servent de décharge avec le temps (dont les artistes finissent par s’emparer 🙂 )

Mais Valpo est surtout une ville très colorée. De nombreuses façades sont peintes dans des tons vifs et l’ensemble possède une belle harmonie.

Il faut savoir que la ville s’étend sur plusieurs dizaines de collines (les fameux cerros), chacune d’entre elles formant un quartier. Autant dire que la visite impose quelques montées / descentes 🙂 . Il y a bien quelques ascenseurs mais la majorité sont fermés pour rénovation pendant des mois. Ne compte pas trop sur eux 😉

À quelques kilomètres du centre, le long de l’océan se trouve le marché aux poissons. L’agitation est à son comble en fin de matinée, lorsque les bateaux rentrent au port avec leurs prises de la journée.

Mais les touristes et les cuisiniers ne sont pas les seuls à attendre ce moment avec impatience : de nombreux volatiles espèrent eux-aussi pouvoir se régaler 😉 Mais dans l’ensemble, je les ai trouvés plutôt attentistes, la palme revenant sans aucun doute aux lions de mer 😀

En poursuivant la route longeant l’océan, j’arrive à Viña del Mar. L’ambiance est radicalement différente puisque la municipalité s’est clairement orientée vers une station balnéaire. On y retrouve donc le lot classique de ce type de ville avec hôtels, front de mer et plage. L’occasion de lézarder (ou pélicaner plutôt) un peu au soleil 🙂

Valparaiso est vraiment une ville atypique et attachante. J’y ai passé 3 jours à me balader sans autre but que de découvrir d’autres formes d’expression artistique. Elle mérite largement un détour depuis la capitale, toute proche 🙂

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberges de jeunesse : Muffins hostel a moins de 50 mètres du terminal de bus ! 5 500 pesos le lit dans un dortoir de 8, avec plusieurs petites salles de bains, une cuisine à disposition et le petit déjeuner compris. D’ailleurs, le pain est fait maison par les gérants qui sont fort sympathiques. Une bonne adresse même si elle est excentrée du centre ville d’environ 2 kilomètres. Mais si tu viens à Valparaiso, tu sais que tu vas marcher alors un peu plus ou moins … 😉

Déplacements : 2 500 pesos pour venir depuis Santiago avec la compagnie de bus Condor en moins de 2 heures (120 km). Petite astuce pour toi, voyageur sans le sou : va chercher ton billet physiquement à la gare centrale (Alameda) et demande les prix à n’importe quelle compagnie. Le vendeur te présentera les différents horaires sur son écran d’ordinateur, incluant ceux des confrères. Avec ton œil de faucon, regarde plutôt la colonne des prix (qui varient beaucoup pour un trajet parfaitement identique !) quitte à faire 200 mètres pour rejoindre un autre terminal d’où part le bus plus économique … 😀

Excursion : Free Walking Tour avec valpotop … en Français ! Réellement un excellent moment passé en compagnie de Matthieu, un passionné d’Amérique du Sud vivant depuis plusieurs mois à Valparaiso qui connait bien la ville et son histoire. Je recommande fortement ce tour qui part depuis la statue devant l’armada à 15h30.

3 réflexions sur “Valparaiso

  1. Anonyme dit :

    un indice sur ta première destination lors de ton retour en France s’est glissé dans cette page – sauras-tu le retrouver ?
    on ne peut rien contre le destin frérotte 🙂

  2. Alice & César dit :

    Cool que tu aies aimé le tour en français avec valpotop, nous on l’avait fait avec Sara, c’était bien génial aussi….Et on a été dans le même hostal que toi 😉

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