Ica

3 lettres pour une ville dans laquelle je ne vais pas beaucoup m’attarder. Je tiens quand même à profiter de son musée fort intéressant et de sa « banlieue » étonnante 😉 .

Musée régional de ica

Pour rentrer un peu plus en profondeur sur les civilisations préhispaniques, il m’a été recommandé de me rendre à Ica, une ville à 70km environ de Paracas. Un musée régional y est présent et explique, à travers plusieurs salles, les différentes civilisations (Paracas, Nasca, Huari, Ica et Inca). On en apprend beaucoup sur ces cultures. Les arts de la poterie et du tissage y étaient très développés, notamment avec la couture de plumes sur les vêtements. Une visite très instructive et qui se conclue avec une pièce dédiée aux trépanations et aux modifications crâniennes, pratique en vogue à l’époque des Paracas (le peuple, pas la ville dont je viens). Cela se traduit par un crâne très contraint, tout en longueur. Le résultat est saisissant et les premières découvertes par les archéologues durent être sources de beaucoup de spéculations, extraterrestres en particulier (les photographies étant interdites dans le musée, je t’invite à taper « crâne Ica » dans Google Image pour mieux te rendre compte de ce dont je parle, âme sensible s’abstenir 😉 ).

Huacachina

Après cette visite culturelle, la ville ne m’ayant pas charmé, place à la nature : la région est très aride, des dunes de sables entourent la ville. Néanmoins, une oasis est présente à quelques kilomètres du centre : Huacachina. Après une marche étouffante de quelques kilomètres, quel plaisir de voir apparaître cette étendue d’eau rafraîchissante !

Le lieu est célèbre pour deux activités ludiques : le buggy dans les dunes, que je ne pratiquerai pas (il s’agit d’un buggy équipé d’un moteur surpuissant qui fonce à très vive allure dans les reliefs alentours) et le sandbording, qui va me ravir. Le principe est très simple : une planche en bois et une bougie, on grimpe sur la dune la plus proche (ou la plus haute, en fonction de sa témérité 😉 ), on « farte » la planche puis on se place sur celle-ci (assis, debout, couché, toujours en fonction de son courage 🙂 ) et en avant pour une descente mémorable. D’une nature joueuse, et après avoir fait un essai sur une dunette de chauffe, je suis directement monté sur la dune la plus haute et la plus pentue des alentours.

La vue en haut y est sublime !

Une fois en haut, il ne faut plus trop réfléchir (ceux que j’avais observé avant de me lancer étaient tous redescendus à pied … ), s’accrocher la planche aux pieds, se redresser, souffler un bon coup et placer la planche dans la pente 😀 . Et quel pied de descendre tout en glisse et en sensations 🙂 (merci à Lucie d’avoir immortalisé ce moment).

Si tu veux un peu de sable, n’hésite pas à m’en demander, j’en ai désormais toujours un peu sur moi, que ce soit sur mes vêtements ou dans mes chaussures (le goretex fonctionne très bien pour l’eau, pas pour le sable lorsqu’on en a jusqu’aux genoux 😀 ).

Culture, paysages et sensations, encore une bonne journée !

Informations pratiques

Auberge de jeunesse :  Ica wasi hospedaje, 25 soles la nuit en dortoir de 6, le check-in le plus long de ma vie, le propriétaire adore échanger. Un des meilleurs établissements depuis le début de ce tour du monde avec sanitaires et couchage très propres, terrasse sur le toit, fiesta offerte. Je recommande chaudement.

Prix d’un repas : quelques soles pour les sandwichs dans les stands de rue

Déplacement : 12 soles pour le trajet Paracas – Ica  (75km) en 1 heure avec PeruBus Express

Entrées : 7,5 soles pour le musée régional de Ica, 5 soles pour la location de la planche de Sandboard

 

6 réflexions sur “Ica

  1. Martine et Alain dit :

    La dune du Pilat, la plus haute d’Europe, peut aller se faire voir !!! Ah, ces péruviens, ils sont forts !…

    Et quelle vue au sommet ! Beau style sur la planche, merci à Lucie de nous en faire profiter !

    Bises savoyardes.

  2. Dumont dit :

    Je ne connais pas exactement l’origine de l.expression « c’est pas le Pérou « , mais je commence à comprendre en regardant ce petit reportage d’Antoine…
    Quelqu’un(e) peut il m’apporter ses lumières ???
    Merci par avance…

    Gil

    • Antoine dit :

      Bonjour Gil,
      l’internaute dit ceci : « Ici, le terme « Pérou » fait référence à l’Eldorado, ce pays parsemé d’or, où les Européens menaient des explorations afin de le trouver. Ce symbole de richesse qu’était le Pérou, a fait naître le mot « pérou » pour désigner une fortune ou un trésor. De ce fait, la marque de la négation de l’expression permet de qualifier quelque chose qui a peu de valeur, sans importance, ou encore pour dire « c’est pas grand chose » !. »
      Fait amusant d’ailleurs, pas plus tard qu’hier soir, dans une boutique, une carte postale portait cette expression en Français 🙂 . En tout cas ici, c’est le Pérou, c’est le début de mon Pérou en tout cas 😀

  3. MANZA FAMILY dit :

    Salut Antoine

    Nous faisons notre première entrée sur ton blog et nous ne sommes pas déçus…Nous sommes bien contents pour toi. Nous avons l’impression que tout se passe pour le mieux…Merci de nous faire voyager. Ça nous rappelle quelques petits souvenirs. On se demandait d’ailleurs s’il y avait encore de l’eau à Ica! le niveau diminuant rapidement…
    bises
    Les Manza

    • Antoine dit :

      Hello la famille,
      Merci pour ce commentaire. Tout se passe en effet très bien, je suis actuellement à Puno, dans quelques jours je quitte le Pérou pour la Bolivie (déjà ! ). Il reste encore un peu d’eau à Ica mais j’ai trouvé l’endroit fort touristique et très aménagé. Et il est fortement déconseillé de s’y baigner si l’on souhaite rester en bonne santé 😉
      Des bisous à tous les membres de la famille

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