Lima

4 lettres qui signifient pour moi le début de l’aventure. Après de nombreuses heures de préparations, l’arrivée dans cette ville correspond à la concrétisation d’un projet : je pars faire le tour du monde ! 😀

Comme une ultime épreuve (ou première, tout dépend du point de vue), l’avion m’emmenant de Paris à Madrid teste ma patience en sabotant son propre ordinateur de bord. Le rustre ! Je n’ai pas osé proposer mes services pour réparer la panne mais j’ai quand même glissé un petit « Il faudrait arrêter l’appareil, attendre 10s et redémarrer l’appareil, ça résoudra peut-être le problème », digne d’un ingé en électronique. Ils n’ont pas voulu m’écouter 😐 Résultat, presque 3 heures de retard… Fort de ce contre temps, je rate la correspondance et fini donc par dormir à Madrid aux frais de la compagnie aérienne, dans ce qui sera sans doute le meilleur logement de mon voyage (4 lits, un salon, une cuisine et une salle de bain pour moi tout seul, pas sûr que je revois ça de sitôt 🙂 ).

J’arrive donc le lendemain à Lima, au alentour de 18h, au lieu d’atterrir le matin même vers 6h. Une broutille lorsque l’on est parti pour environ 365 jours de voyage 😉 . Toutefois, sur ce continent, la nuit tombe fort tôt. Le temps de récupérer mon fidèle sac à dos, l’obscurité est bien là. Le Pérou étant une des destinations réputée les plus dangereuses de mon périple, pas question de rejoindre le centre ville à pied en sifflotant et en passant par des quartiers très mal famés.

Oublié aussi le petit bus local, très économique mais qui s’arrête tous les 200m dans ces mêmes quartiers. Après quelques recherches, je m’oriente vers le service de shuttle Quickllama qui vous transporte jusqu’à Miraflores (le quartier touristique, j’y reviendrai) pour 15 soles. Sachant qu’un taxi en prend 50 après négociation, je trouve que le plan est plutôt bon 🙂 .

Il ne reste plus qu’à trouver où dormir… Oui, parce que « Réserver avant de partir, c’est triché et c’est trop peu aventurier » 😉 Me voilà donc quasiment errant dans la ville. Une première auberge, complète, me conseille d’aller voir vers le parc Kennedy si j’y suis et finalement, la seconde tentative est la bonne. Enfin ! Après une bonne nuit de repos, l’aventure peut enfin commencer (et cette lonnnguuuuue introduction finir … ouf 😀 ).

Donc Lima …

J’ai passé deux jours à arpenter quelques rues de Lima et je pense que cela est suffisant pour en avoir un bon aperçu.

Centre ville

Le centre ville est très propre, de jolis bâtiments entourent la Plaza de Armas.

Quelques petits « passages secrets » égaillent ce centre qui me semble figé.

J’ai du mal à ressentir l’âme de la ville dans son centre. J’ai plus l’impression d’un alignement de belles constructions réservées quasiment exclusivement aux touristes. Quelques églises sont présentes, attirant une foule de pratiquants ou au contraire, personne.

Miraflores

Le quartier de Miraflores est un quartier chic, aux allures d’une banlieue Européenne, avec quelques touches Sud-Américaine. J’ai l’impression que la population de Lima en est totalement exclue, implicitement ou non. Aucun risque dans ces lieux, un policier est présent tout les 150 mètres environ. Je n’y trouve guère d’intérêt, en dehors des premières euphories de se dire que l’on est sur un autre continent.

Le dépaysement est déjà plus présent sur la route qui relie ces deux quartiers. Les taxis klaxonnent pour n’importe quelle raison, des chariots ambulant encombrent les trottoirs en quête d’un client, la musique résonne dans les boutiques, et je n’ose guère sortir mon appareil pour immortaliser tout cela, mû par une peur (irrationnelle?) créée par mes lectures préparatoires sur la sécurité au Pérou.

Je commence à goutter à ce qui me semble être l’Amérique du Sud, plus modeste mais au combien plus vivante 🙂

Alors que la première journée avait été très ensoleillée (un peu trop même pour le gringo qui oublie de mettre de la crème solaire 😉 ), je découvre l’océan Pacifique au sud de Miraflores sous la grisaille. Ce qui n’empêche pas les surfeurs de se faire plaisir dans les rouleaux !

La balade le long de l’océan est très sympathique mais elle questionne sur sa durabilité : les falaises en terre semblent être récentes et assez instables. Pas sûr que la végétation à venir suffise à maintenir tout cela…

Barranco

Ce quartier, au sud de Miraflores, m’a beaucoup plu. Très bohème, toujours un peu chic mais avec quelques rues plus authentiques.

J’y ai découvert plusieurs œuvres de street-art.

L’occasion aussi d’un premier restaurant et de se rendre compte de l’appétit des Péruviens. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est copieux.

Lima donc…

Lima, un premier contact avec l’Amérique du Sud. Beaucoup de voyageurs délaissent cette capitale pour foncer sur Cuzco et le Machu Pichhu. Cela me semble tout de même dommage mais je n’ai pas pour autant eu de coup de cœur pour cette ville. Une bonne référence pour la suite donc 🙂

Après ces deux jours en ville, quoi de mieux qu’une petite nuit en bus pour rejoindre Trujillo, prochaine étape de mon périple ? 😀

Informations pratiques :

Auberge de jeunesse : Housse Inn Backpacker, 15 soles la nuit en dortoir de 6, je recommande

Prix d’un repas : 1 ou 2 soles pour une spécialité locale en street-food, 15 soles pour un menu (entrée – plat – jus de mais rouge) dans un restaurant sur la place principale de Barranco, je recommande les deux

Déplacement : 0 soles, tout guilleret, mes jambes m’ont porté pendant 45km environ sur 2 jours

Transfert depuis l’aéroport : 15 soles avec Quickllama (à prendre sur le parking des bus, après les taxis en sortant de l’aéroport, si vous survivez à la meute de rabatteurs ), je recommande

Transfert Lima – Trujillo : 550km environ, 50 soles, 9h annoncées, 11 heures réalisées, ça commence (continue … ) bien !

Tourista : 0 pour l’instant, prions les dieux gastriques que la street-food et les crudités restent toujours un tel plaisir …

PS : 1 € = 3,5 soles environ à l’heure actuelle. Diviser par 3 et vous aurez une approximation haute 😉

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