Paracas

Après plusieurs jours de marche intensive (voir mes aventures sur Huaraz et mon trek), rien de tel qu’une balade dans une station balnéaire pour se détendre un peu. Ça tombe bien, Paracas est ma prochaine destination 🙂 .

La ville

De nombreuses résidences secondaires y sont présentes, rendant la promenade le long de l’océan très plaisante. Plusieurs villas possèdent leur ponton privé …

Certains sont même sous la garde d’oiseaux de proie 😀

Paracas est surtout le point d’entrée pour deux attraits naturels : les iles Ballestas et le parc national de la péninsule. Un tremblement de terre a fortement affectée la bourgade en 2007. Je ne sais pas s’il en était de même avant, mais désormais, c’est clairement vers le tourisme qu’elle est tournée. La rue principale alterne entre agences et restaurants destinés aux visiteurs. Autant dire que vous aurez la possibilité de choisir avec qui faire votre tour. Mais ne comptez pas trop sur la concurrence, toutes se sont alignées sur des tarifs quasi identiques 😉 . Il est possible de faire les deux activités en une journée : le matin sur mer, l’après midi sur terre. Ainsi fut fait.

Iles Ballestas

Ces îles abritent une faune importante et diversifiée. Elles étaient exploitées au cours du XIXème pour le guano dont elles sont couvertes sur plusieurs mètres d’épaisseur. Elles sont désormais inexploitées par l’industrie (par manque d’attrait sur ledit produit) et facilement accessibles en bateau depuis Paracas pour les amateurs de nature.

Avant d’y parvenir, on longe la côte et l’on y trouve un géoglyphe surprenant.

Son origine n’est pas clairement déterminé. Plusieurs hypothèses sont évoquées, notamment une carte tracée par des pirates pour dissimuler leur butin, une forme proche de celle de Nazca (on en reparlera), ou encore un symbole dédié aux extraterrestres (on n’arrête pas l’imagination des gens 😀 ).

Après 30 minutes de vedette environ, on arrive aux fameuses îles, une en particulier dont on fait le tour à très faible vitesse pour observer les différentes espèces d’animaux.

Certains habitués prennent carrément la pose à notre passage 😀

Alors que d’autres sont beaucoup moins actifs.

Des gardiens veillent également au respect des règles pour déranger le moins possible les animaux (règles à mon sens, très permissives).

En tout cas, bien que surexploité par le tourisme, les paysages approchés sont sympathiques.

Le retour se fait dans le port de la ville, où les pélicans sont à leur aise, pour mon plus grand plaisir.

 

Réserve nationale de Paracas

Parcourir les parcs ou les réserves naturelles, ça me connaît. On récupère le plan à l’accueil et avec sa voiture, on parcourt les différents points d’observation puis l’on emprunte bon nombre de sentiers pédestres pour profiter pleinement du lieu. Ça c’était avant, ou plutôt c’était lorsque j’avais une voiture de location 😀 . Étant en mode backpacker à budget étudié, il va falloir s’adapter 😉 . En avant donc pour un tour organisé par groupe de 20 dans un minibus…

Forcement, on est un peu moins libre !! J’aurai tellement voulu passer plus de temps dans ce lieu grandiose. Dès le premier arrêt, je sais que je vais adorer mon après midi : une plage déserte au pied d’une falaise s’ouvre devant moi sur des kilomètres. La couleur du désert répond à celle de l’océan.

Tout autour, le désert, partout, impérial, immense, sublime.

Comme je l’indiquais en introduction, la région a subit un fort séisme récemment. Avant, il y avait une arche, appelée « cathédrale ». Désormais, il y a un caillou et la falaise 😀 .

Après de nombreux points de vues dépassés sans pouvoir s’arrêter (un véritable crève-cœur 😉 ), le second stop permet de contempler une plage de sable rouge et un port de pêche.

Évidemment, tour organisé oblige, l’arrêt aux restaurants dudit port est incontournable, avec dépose devant « LE meilleur des établissements ». D’ailleurs, j’ai bien cru que le minibus allait rentrer dans la devanture pour minimiser le nombre de pas des touristes et leur éviter de se tromper de terrasse 😀 . Après un petit passage sur la butte d’à coté, je choisis plutôt la plage, sa vue et ma salade de pâtes 😉 . C’est moins goûtu mais quelle vue !

Encore de nombreux pélicans qui se font plaisir avec le retour des pêcheurs.

Après le repas, aucune balade dans le désert pour aider à la digestion (dommage) mais un retour express à l’entrée du parc où un petit musée présente agréablement la faune et la flore local. Par manque de temps sur l’horaire du minibus, impossible par contre de prendre un instant pour aller en bordure d’océan vers ce qui me semblait être un promontoire d’observation des flamants roses (dommage).

Une excursion agréable mais très en surface donc. Il va falloir que je me souvienne de ces contraintes lors des futures réservations de tours organisés ou que je trouve d’autres moyens de visite 😀 . Par contre, les paysages traversés sont vraiment splendides et méritent largement une grosse demi-journée.

Informations pratiques

Auberge de jeunesse : Itchus backpacker, 20 soles la nuit en dortoir de 6, sanitaires propres et petit patio agréable pour la farniente.

Prix d’un repas : difficile de trouver autre chose que des restaurants à touristes sur le front de mer (avec le tarif qui va avec…) Pour la soirée, un petit bouiboui me nourrira pour un peu moins de 10 soles. Il y a aussi un supermarché un peu à l’est du centre qui a des prix intéressant 😉

Déplacement : 55 soles pour un trajet de nuit Huaraz – Lima (400km) en 7 heures  avec Oltursa puis 60 soles pour le trajet Lima – Paracas (260km) en 4 heures avec la même compagnie

Entrées : 45 soles pour les deux excursions + 20 soles pour les entrées dans les parcs ainsi que les frais portuaires (ils ne savent plus quoi inventer pour faire raquer j’ai l’impression 🙂 ).

4 réflexions sur “Paracas

  1. marion dit :

    Aaaaaaaaaaaaaaaaaah ben tu vous quand tu veux, un océan, de belles plages, et de superbes paysages sans marcher pendant des heures ! Il ne manque que le transat, le cocktail et je te rejoins 🙂
    Enjoy bro <3

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.