Rainbow Mountains

Après avoir vu quelques photos, sachant que je passerai juste à côté au cours de mon voyage, il était certain que j’irai voir par moi-même ce lieu étonnant.

Toutefois, deux éléments auraient pu me faire hésiter :

  • Au départ de Cuzco, il faut se lever tôt (2:30am) pour pouvoir faire l’excursion dans la journée. Ce point est un détail lorsque l’on est en tour du monde et que la nuit pourra être récupérée le lendemain.
  • Pour accéder au sommet de la montagne, il faut faire une randonnée montant à 5050m. Beaucoup disent qu’il s agit d’une sortie difficile, nécessitant des chevaux pour y parvenir. En voilà un beau défi  ! 🙂

C’est donc plein d’entrain et après une journée de repos sur Cuzco (de retour du Machu Picchu) que je monte dans le bus de bon matin. Je n’échappe pas au désormais classique : 2/3 de route normale, 1/3 de piste défoncée. Pour y parvenir, 3h30 environ sont nécessaires.

Au cours du petit déjeuner (compris dans le prix de l’excursion et pour une fois bien garni), le guide du groupe fait sa présentation et conclut par les 3 indispensables, selon lui, pour cette sortie : des bâtons pour se reposer sans s’asseoir (trop difficile de repartir ensuite), des feuilles de coca pour supporter l’altitude et des sucreries pour tenir l’effort intense qui va puiser dans nos ressources ! Diantre, ça ne rigole pas ! Pour un peu, il proposait une corde pour s’attacher les uns aux autres … 😀

Après ce briefing, et quelques minutes de pistes, le mini-bus arrive au départ de la randonnée. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas seul !

Je n’ai pas le temps de régler mes bâtons de marche que le groupe est déjà parti. Je n’ai pas commencé qu’il a déjà 300 mètres d’avance sur moi 🙂 !  Heureusement, le contrôle des tickets d’entrée me permet de rattraper mon retard sur ces gazelles. Chacun étant libre de son rythme après avoir franchi le barrage, je constate vite que je ne serai finalement pas le dernier, loin de là.

Comme prévu, les chevaux sont disponibles. Mais il y a aussi des moutons, des lamas, des chiens…

Très peu de végétaux sont présents à cette altitude mais les couleurs des minéraux composent des montagnes magnifiques. Difficile de rester insensible à une telle beauté.

En tout cas, pas la moindre difficulté en vue, sauf à éviter les chevaux et leurs déjections : la pente est certes montante, mais douce et tout en terre. Il arrive même parfois de faire quelques centaines de mètres sur du plat et de longer quelques étangs.

En prenant mon temps et des photos régulièrement, en 2 heures, c’est plié et j’arrive déjà au pied de la fameuse montagne arc-en-ciel.

Le temps d’arriver au col (15 minutes de plus), j’ai juste le temps d’immortaliser l’autre versant de la montagne avant qu’un brouillard épais ne surgisse. Tu noteras que, pour toi et malgré un froid de canard, j’ai sorti une main de mes poches pour te faire le signe du lama … mais si, avec ses deux oreilles dressées … 😉

La vue de la fameuse « rainbow mountains » est difficile à partir du col, je décide donc de montrer au mirador (sur l’autre versant) en attendant que le nuage passe. C’est aussi l’occasion de franchir la barre symbolique des 5000 mètres d altitude.

Pour fêter ça, le ciel décide de m’envoyer une tempête de grêle. Un fois tout en haut … je ne vois rien 🙁 !

Après quelques minutes bien fraîches (autant dire que ce fût l’un des moments les plus glacials de ma vie), le brouillard se dissipe légèrement.

L’occasion pour moi de marquer le passage des 5000 mètres. D’humeur communicative ce jour là, tu noteras que malgré une certaine réflexion de ma part avant la photo, mon 5000 est à l’envers. L’altitude provoque décidément des ravages ! 😀

Le guide m’indique qu’il est déjà l’heure de redescendre. Je n’aurais ​pas vu la montagne colorée sous le soleil, mais ce qu’elle m’a laissé entrevoir d’elle m’a ravi.

Je subis encore le climat sur les premières centaines de mètres (et je ne suis toujours pas le seul 🙂 ) mais assez rapidement, le temps s’adoucit.

La descente est aussi agréable et facile que la montée, à travers les pâturages et les lamas.

Les sommets alentours sont colorés, il y aurait de quoi faire de jolis treks dans les environs.

Une fois en bas, certains chevaux repartent directement vers le sommet avec d’autres cavaliers alors que pour d’autres, c’est le repos bien mérité.

En conclusion sur la difficulté dont j’ai tant été mis en garde : alors certes, il faut supporter l’altitude (5000 mètres, on ne s’y lance pas dès la sortie de l’avion venant de France) et le dénivelé (500 mètres d’après mon traceur, 800 mètres d’après le guide … ) mais en dehors de cela, il n’y a absolument rien de difficile pour qui prend son temps. Aucune portion technique, pas de passage avec du vide, rien qu’un chemin bien tracé et montant progressivement. Je pense que les personnes indiquant un trek difficile sont celles qui l’on fait avant novembre 2015, lorsqu’il fallait plusieurs jours depuis la vallée pour y arriver. Depuis une route a été construite et l’accès y est aisé.

Pour ceux qui feront cette belle balade, je déconseille les chevaux, sauf pour le plaisir de chevaucher. Dès que la pente s accentue un peu, tu dois descendre de ta monture pour la soulager (donc tu montes les portions « difficiles ») et le dernier raidillon sera de toute façon à faire à pied, l’arrivée des chevaux étant placé avant celui-ci 😀 .

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : Toujours localisée à Cuzco, j’ai fait le déplacement sur la journée.

Prix de l’excursion : 65 soles incluant le trajet depuis l’hôtel, le petit déjeuner et le déjeuner, ainsi que le guide qui te présente la sortie et t’accompagne ainsi que les 40 autres personnes 😉

Entrée : le prix de l’entrée au parc de 10 soles a été inclus dans le prix de l’excursion.

Une réflexion sur “Rainbow Mountains

  1. Martine et Alain dit :

    Pas de chance pour le temps, à refaire lors d’un prochain séjour au Pérou ! 😉
    Les couleurs sont très belles, même sous la grêle…
    Bonne suite !

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