Sydney

Après quelques jours passés dans les montagnes, je rejoins finalement Sydney, l’une des capitales économiques du pays (Canberra étant la capitale administrative officielle 😉 ).

Je commence la visite par un « Free Walking Tour », ces excursions gratuites (basées sur un pourboire à l’appréciation de chacun) avec un guide qui parcourt la ville en présentant son histoire et moultes anecdotes. Evidemment, il garde le meilleur pour le fin et, autant te prévenir, l’opéra, ce n’est pas pour tout de suite 😉

Le premier quartier visité est celui des affaires, au cœur des buildings qui s’élèvent haut dans le ciel. Au milieu d’eux, deux bâtiments historiques : le Town Hall et la cathédrale Saint Andrew. Aux pieds des monstres de verre et d’acier, des boutiques, majoritairement prestigieuses, et des galeries à n’en plus finir.

Le Queen Victoria Bulding en est l’exemple type. Il m’a fallu être très attentif pour ne pas perdre le guide et son T-shirt vert flashy au milieu de la foule grouillante et des enseignes clinquantes. Quel contraste avec les montagnes bleues 😉 !

Je réussis finalement à sortir indemne, et je fais face à ce que je pense être un autre bâtiment historique : la cathédrale St Mary’s. En fait, sa construction a duré « seulement » quelques dizaines d’années et elle s’est achevée au début du … XXème siècle. Tout comme la Nouvelle Zélande, l’histoire des monuments du pays se compte plus souvent en décades qu’en siècles 🙂 . Il n’en demeure pas moins que l’ouvrage fait bonne impression.

Il se situe à quelques pas de Hyde Park, un espace vert sur lequel repose le ANZAC Memorial, une oeuvre dédiée aux Australiens décédés en servant leur pays, principalement lors de la première guerre mondiale.

La visite se continue en arpentant le quartier « The rocks », l’un des plus vieux de Sydney, qui fut menacé plusieurs fois de démolition. Les habitants l’ont défendu tant et si bien qu’il conserve de nombreux bâtiments d’époque, créant une sorte de bulle temporelle dans la ville. Ici, la brique s’était imposée avant que les bâtiments en verre et en acier prennent possession des lieux.

A l’extrémité du quartier trône le fameux Sydney Harbourg Bridge. L’édifice d’acier s’ancre fermement dans les terres pour relier la cité aux banlieues nord. L’ouvrage semble colossal 🙂

 

 

Sur sa droite, le bâtiment le plus emblématique du pays  … Aaahhh, l’opéra, tant de fois imaginé, le voici devant moi avec son architecture si particulière, si élégante. Son concepteur ne le verra jamais terminé, évincé de son propre projet par une municipalité furieuse des dépassements exorbitants du budget initial. Pourtant, quelle beauté, quelle grâce ! Les toitures rappellent les voiles des embarcations.

 

 

De plus près, je perds la notion d’ensemble et je me focalise sur chaque bâtiment.

Chaque soir, à 21 heures, une projection artistique a lieu sur l’une de ces « voilures ». Au son des didgeridoos aborigènes, un festival de couleurs et de formes transporte dans l’imaginaire géographique et historique du pays.

Pour avoir une vue sur les deux symboles de la ville, rien de mieux que le parc botanique. Quelques fleurs sont présentes mais c’est surtout un espace vert aux arbres centenaires. Les oiseaux raffolent de ce lieu et lorsqu’une habitante leur offre quelques poignées de graines dans le creux de la main, les perroquets multicolores ne sont pas loin 🙂

Du bout du parc, à St Macquaries Point, le tableau est idyllique.

J’en fais d’ailleurs mon point de vue pour le feu d’artifice du 31 décembre. Car oui, j’ai la chance d’être à Sydney pour la fin de l’année … Je ne te cache pas que ce spot se mérite : le nombre de place est limité et dès que le parc est rempli, la sécurité en empêche l’accès. Et beaucoup beaucoup de monde a fait le même choix que moi. Pour maximiser mes chances, je m’y rends en tout début de journée le 31 décembre. Une queue en serpentin est déjà présente (certains ont même dormi sur place) et je suis encore à plusieurs centaines de mètres de l’entrée.

Lorsque les portes ouvrent à 10 heures, une partie de la file implose et c’est à celui qui courra le plus vite sur 100 mètres. La discipline réapparait juste après un portail sans que je ne comprenne la raison de l’incivilité. Après 3 heures d’attente, je pénètre finalement dans le parc, il est … midi … plus que 12 heures avant le feu 😀 . Dans la file, Céline et moi avons fait la rencontre de Juliette et Clémence, deux françaises en PVT pour un an en Australie. Nous passerons l’après midi et la soirée ensemble, guettant la moindre animation sur terre ou sur l’eau 🙂

A 21 heures, un premier feu « pour enfant » (un peu moins long que celui de minuit) nous fait déjà frissonner.

Puis vient la parade des bateaux qui tournent en rond dans la baie, décorés de bandes lumineuses.

Et finalement, la baie s’embrase de mille feux. Un arbre me cache une partie de la vue sur l’opéra et sur le pont mais je profite pleinement de tout ce que je vois, le feu d’artifice étant tiré en partie depuis une péniche juste en face de moi 🙂 .

Un régal pour les yeux ! Je n’oublierai jamais ce moment là, au milieu d’une foule enjouée ! Après le feu, le pont se pare de couleurs chatoyantes et changeantes. Quelle soirée !

Les plages de l’ouest

La ville de Sydney (ou plutôt ses banlieues) s’étendent jusqu’à la mer de Tasman, sur la côte Ouest. En me promenant de Coogee Beach à Bondi Beach, je pense avoir un aperçu de ce qu’était la Gold Coast : ici le corps et l’apparence sont rois. Sur les 6 kilomètres de balade de plage en plage, la majorité des hommes exhibent leur torse musclé et les femmes mettent en avant leur corps sculpté dans de petite tenues. Il faut croire que le tout Sydney se retrouve ici, où il faut voir et surtout être vu.

En remontant plus au nord, j’arrive à Watson Bay. Ici, les falaises ont remplacé les plages. La vue sur le large et sur la baie est superbe.

Manly

Lors du dernier jour, je fais une excursion dans la baie de Sydney pour me rendre jusqu’à Manly en ferry.

Le village a une position très particulière : d’un côté, son port est orienté à l’ouest, sur la baie de Sydney et, en traversant une rue commerçante, je me retrouve sur un plage donnant sur la mer de Tasman, à observer le large. La localité est très appréciée et les plages sont remplies de monde.

 

Le village dispose aussi de beaux quartiers et d’une école prestigieuse dont les bâtiments imposent le respect.

En descendant vers le sud, les falaises prennent le dessus et j’arrive dans la réserve de North Head. Une partie du parc est utilisé par l’armée et plusieurs monuments informent des actions menées par les services Australiens depuis leur création. Une vraie leçon d’histoire et de géopolitique parfaitement expliquée !

Au bout de la pointe, il est possible d’avoir un aperçu en ombre chinoise de la mégalopole et de son pont.

Lors de mon retour en ferry, la nuit vient juste de tomber et je profite d’une vue des bâtiments sous leur plus bel éclairage. Une conclusion parfaite pour ma visite de Sydney.

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