Arthur’s Pass

Arthur’s Pass est un nom utilisé pour un parc national, un village et un col. Par chance, tous se situent au même endroit 😀 Il s’agit de l’un des passages pour relier la côte « Est » à la côte « Ouest » sur l’île du Sud.

Dernier parc naturel que je visite en Nouvelle-Zélande, Arthur’s Pass me permet aussi de renouer avec les défis physiques : la météo ne prévoit qu’une seule journée de beau soleil et il y a plusieurs randonnées que je souhaite faire (dont une avec un beau dénivelé qui semble être, de l’avis de tous, assez technique…)

Avalanche Peak

Tant qu’à faire, autant commencer par la plus difficile au début, je verrai l’énergie qu’il me reste ensuite … 😉 Après m’être renseigné au « Visitor Center » (toujours utile et agréable en Nouvelle-Zélande, chaque établissement propose une exposition sur les lieux, je te recommande de t’y rendre systématiquement), il s’avère que le chemin est en effet « steepy » : 1100 mètres en moins de 3 kilomètres, il ne fait pas dans le détail !

Pour m’échauffer, je monte quelques mètres juste à côté du départ de la randonnée pour voir une petite cascade. Ça met toujours de bonne humeur de bon matin 🙂

Dès le panneau de départ officiel, le sentier monte fort. Il ne s’agit clairement pas d’une balade digestive ! Après moins de 100 mètres, je suis déjà en T-shirt malgré la fraîcheur matinale en altitude 🙂 Je suis également déjà au-dessus de la chute d’eau vue précédemment.

Toute la première partie se fait dans la forêt, en escaladant les rochers grâce aux racines. Puis le bois s’éclaircit et laisse sa place à une sorte de steppe. L’avantage est d’avoir une vision sur les alentours. J’ai déjà parcouru un bon dénivelé mais je suis encore loin de l’arrivée.

Je crains d’ailleurs un peu ces nuages qui me bouchent la vue des sommets. Il est clair que s’ils ne bougent pas, je vais me retrouver dans le brouillard ! Par chance, ils semblent s’élever au cours de mon ascension 🙂

Le chemin monte fort lui aussi mais il est moins acrobatique. Des lacets permettent de gagner de l’altitude. La vue est déjà très belle.

Et puis, comme dans chaque randonnée que j’ai fait dont le dénivelé dépasse 1000 mètres, il y a un petit replat qui précède ce que nos amis gamers qualifieraient de « boss final ». Une montée encore plus pentue, dans des rochers plus ou moins stables ! Juste avant l’arrivée, je m’octroie une petite pause pour contempler tranquillement ce paysage qui s’annonce exceptionnel.

La fin est réellement … aérienne. Des deux côtés, le vide ! Il n’y a que la largueur d’un pied pour finir la progression au milieu des rocs acérés et coupants. A ne surtout pas tenter si tu souffres de vertige ou avec des enfants ! Mais une fois parvenu au sommet, quelle vue !

Où que le regard se pose, des sommets majestueux, tous différents.

Pourtant, il faut redescendre. Les Rangers m’ont (fortement) conseillé de faire une boucle en empruntant « Scott’s Track », moins exigeant. Une fois la crête parcourue dans l’autre sens avec une extrême précaution, j’entame donc cette sente, pensant trouver un chemin large et en pente douce. Que nenni !

Pierriers et gros rochers se succèdent pendant des dizaines de minutes, m’obligeant à une attention de tous les instants. Je profite de quelques pauses pour savourer ce qui m’entoure.

Lors de cette descente, je remarque une belle cascade sur le flanc de la montagne d’en face …

Finalement, j’aurai mis un peu plus de 2 heures pour l’ascension jusqu’au sommet et environ 1 heure 45 pour revenir sur la route. Splendide sortie qui se mérite ! Si tu en as le courage, fonce, avec un ciel dégagé comme j’ai eu la chance de l’avoir, c’est absolument magnifique !

Devils Punchbowl

Après m’être reposé quelques instants, j’ai toujours en tête la chute d’eau contemplée lors de la descente. Coup de chance pour moi, il existe un sentier qui y conduit ! 🙂
Comme il s’agit d’un des chemins les plus parcourus du parc, il est parfaitement aménagé. Après ce que je viens de faire, j’ai l’impression d’être sur une autoroute 😉 Passages gravillonnés, escaliers … du grand luxe.

En quelques minutes, j’arrive à la plateforme aménagée devant la chute. Celle-ci est réellement impressionnante avec ses 130 mètres de haut. Dès qu’il y a un peu de vent, elle s’étire en largeur.

Cette chute représente une jolie récompense après un sentier relativement facile d’accès. Je te conseille d’y aller si tu n’as pas le temps de faire autre chose lors de ton passage à Arthur’s Pass.

Bridail Veil Falls

Toujours plein d’entrain, j’enchaîne avec le sentier « Arthur’s Pass Walk » qui offre des passages en forêt parallèlement à la route.

Sans le parcourir dans son ensemble (il y a environ 4 kilomètres et les vues semblent être souvent bouchées par la végétation), je tiens à me rendre à une seconde cascade. Après le spectacle de la première, celle-ci parait asséchée. Seul un point de vue (assez loin) permet de la voir, le sentier passant trop loin par la suite. Il faut que je me contente d’un ruisseau dévalant quelques rochers …

Tu l’as compris, il s’agit plus d’une balade digestive pour échanger avec des amis que d’une sente mémorable 🙂

Otira Valley Track

Un peu à l’écart des autres chemins, il s’agit là de l’ultime randonnée de la journée dans laquelle je jette mes dernières forces 😉 . Je comprends très vite qu’il s’agit de remonter une vallée en rejoignant la rivière qui l’a créée. Les falaises sur la droite sont très belles mais la lumière du soir est très mauvaise pour les photos (il faudrait venir ici le matin, pour avoir le soleil dans le dos).

Lorsque l’on arrive à la fin du sentier, un panneau indique que, pour poursuivre, il ne faut pas être un guignol ! Avec un test immédiat sur un pont un peu branlant au-dessus de la rivière en furie avec un garde fou que d’un côté.

Curieux d’avoir une vue en amphithéâtre de la vallée, je tente ma chance sans encombre sur le pont. Mais le chemin s’efface à mesure que j’avance et il me faut évoluer dans les restes d’une avalanche de rocs. Je finis par revenir sur mes pas après un dernier coup d’œil.

Ce chemin là doit être intéressant lorsque l’on a suffisamment de temps et d’expérience pour l’explorer. J’y reviendrai peut-être dans quelques années 😉 .

Il est tout à fait possible de passer plusieurs jours sur place pour profiter plus tranquillement de tous ces sentiers de randonnée. Si la météo est bonne, il y a vraiment de quoi se régaler à Arthur’s Pass !

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