Au Nord Ouest de l’île du Sud

Après une superbe journée de randonnée dans le sud du parc Abdel Tasman, je poursuis ma route sur la partie Nord de l’île, en descendant le long de la côte Ouest. Cette page décrit plusieurs étapes de ce parcours, jusqu’aux glaciers de l’Ouest.

Takaka

Avant de vraiment quitter « Abdel Tasman », je décide de refaire une petite incursion dans le parc après l’avoir contourné par la terre (le côté mer étant moins roulant avec le van 😉 ). La route serpente dans la montagne jusqu’à « Takaka Hill » puis redescend dans l’autre vallée.

J’arrive dans la partie nord du parc, proche de « Tata Beach », pour une petite balade de moins d’une heure. Un chemin plat longe une rivière transparente au cœur d’une végétation luxuriante.

Wainui Falls, une belle cascade d’environ 70 mètres conclut la promenade.

Avec quelques degrés de plus, j’aurais bien piqué une tête dans ces eaux cristallines 🙂 Mais pour le moment, de nombreux nuages couvrent le ciel et le retour se fait dans un esprit méditatif et contemplatif plus qu’aquatique.

Je rejoins, pour le nuit, le petit hameau de Takaka, censé être un repère de baba cools. Je n’en vois pas un seul, mais j’y suis peut-être passé au mauvais moment 🙂 Je continue donc vers l’est. A quelques kilomètres seulement , Te Waikoropupu est une source au débit impressionnant de 14 000 litres par seconde, sortant de la terre avec une pureté incroyable. La visibilité sous l’eau peut atteindre 63 mètres ! Une sente très aménagée permet de s’en approcher.

La surface du lac est à peine troublée par ce flux permanent. On est loin d’un geyser Islandais 😀 L’endroit est sacré pour les locaux et il est strictement interdit de toucher l’eau. Cela reporte d’autant ma trempette 😉

Autre lieu d’intérêt à proximité de Takaka : « Labyrinth Rocks ». Un passionné a débroussaillé un champ de rochers aux propriétés géologiques intéressantes et il a révélé une sorte de dédale à l’intérieur. L’endroit doit ravir les enfants puisque des jouets sont plus ou moins cachés. Sans réelle difficulté pour en sortir (surtout avec la carte disponible à l’entrée 😉 ), l’endroit permet toutefois de passer un bon moment à l’ombre de la végétation.

Nelson Lakes

Après ces activités diverses, direction ensuite le parc de « Nelson Lakes » via une route magnifique à travers la forêt et les montagnes.

Le lac de Rotoiti est le premier que je vois, en fin d’après midi. Les montagnes semblent s’enfoncer dans les eaux limpides. Au loin, une chaîne de sommets plus hauts que les autres attire mon attention.

Je prends un peu de hauteur en me rendant via une piste à un parking de départ de randonnées. S’il y avait moins de nuages, j’aurais peut-être tenté l’ascension de la montagne voisine pour dominer tout le lac mais la grimpette dans la brume ne présente pas d’intérêt.

Au lieu de cela, après une bonne nuit, je me dirige vers Rotoroa, autre lac facilement accessible en voiture, à quelques dizaines de kilomètres. Il s’agit également d’une belle étendue d’eau, nichée entre des montagnes bien boisées.

Mais cette fois-ci, j’utilise un peu mes jambes pour en avoir une vision panoramique.

Honnêtement, je pense qu’il faut y consacrer plus de temps pour pleinement savourer la nature environnante. Une randonnée de plusieurs jours, passant par le Blue Lake (un lac d’une pureté extrême apparemment) me semble intéressante pour qui en a le temps. Elle sera au programme de mon prochain passage sur l’île 😉

Wesport

La route qui relie Saint Arnaud (petit village dans le Nelson Lakes National Park) à Wesport est splendide. Elle passe par des gorges, serpente près d’une rivière, s’élève dans les montagnes … Difficile de ne pas s’arrêter régulièrement pour profiter du paysage et prendre quelques clichés.

Comme toujours en Nouvelle-Zélande, j’arrive finalement au bord de la côte (de la mer de Tasman en l’occurence) en arrivant sur Wesport. Je file vers le cap Foulwind où une colonie de phoques a élu domicile. Une petite marche d’approche depuis la plage permet de les observer sans les déranger. C’est toujours un plaisir de voir ces animaux qui semblent si paresseux sur la plage être si vifs et habiles une fois dans l’eau.

La route longe la mer de Charleston à Ruatapu, sur plus de 120 kilomètres. Ici aussi, il y aura de nombreux arrêts pour simplement profiter de la beauté du monde.

Punakaiki

En cours de route, dans une vallée s’enfonçant dans les terres, l’ambiance change radicalement : je pénètre au cœur de l’Asie du Sud-Est. Bon, je ne m’y suis pas encore rendu mais c’est exactement l’image que je m’en fais : des falaises rocheuses, un cours d’eau tranquille, une jungle luxuriante tout autour … Pas de doute, j’y suis 😉

Plusieurs marches de durée variable permettent à tout voyageur de trouver son compte. Pour ma part, je me contente d’une petite sortie de quelques dizaines de minutes qui remonte une partie de la vallée. Je ne serais pas spécialement étonné de voir une jonque glisser sur l’eau 😉

A moins d’un kilomètre de là, le paysage est à nouveau différent : je suis à « Pancake Rocks ». Ne t’emballe pas, ce n’est pas la peine de sortir le Nutella, rien ne se mange ici 😉 ! Tout est dans le rocks …

Au cours des millénaires passés, coquillages et autres mollusques se sont accumulés au fond de la mer, se mélangeant plus ou moins au sable. La pression sous l’eau a compacté tout cela puis les plaques tectoniques ont remonté l’ensemble au-dessus du niveau de la mer. Désormais, on peut voir ces strates de rochers depuis un petit sentier aménagé.

Le site est en constante évolution puisque désormais c’est l’érosion qui s’attaque aux roches. Plusieurs blocs se sont ainsi effondrés, certains récemment.

Ruatapu

Pour clore en beauté cette descente, je trouve un endroit pour dormir à côté du lac Mahinapua. Le spot est absolument parfait : lorsque le soleil se couche, ses rayons éclairent d’une douce lueur rose orangé la chaîne de montagne.

Pour les puristes, à quelques centaines de mètres, il y a aussi la mer de Tasman qui offre le traditionnel coucher de soleil sur l ‘eau 😉

J’ai parcouru beaucoup de lieux extraordinaires lors de ce trajet, j’ai l’impression que la Nouvelle-Zélande en compte beaucoup et qu’ils sont tous proches les uns des autres. Que du bonheur pour le voyageur 😉

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