Auckland

Après quelques heures de vol depuis la Polynésie, le contraste en arrivant à Auckland, en Nouvelle Zélande est saisissant. La pluie refait son apparition (mais il faut bien un peu d’eau pour que le pays soit si vert 😉 ) et j’ai quitté définitivement la culture polynésienne pour une architecture plus occidentale.

Mais ma première émotion, je la dois au système de paiement dans les bus … (il y en aura d’autres plus « Nature » par la suite, rassure toi). On s’en moque, à priori, sauf lorsque l’on est l’une des personnes ayant participé activement au développement électronique des cartes embarquées contenues dans le module 😉 . Cette ville m’accueille avec un joli clin d’œil sur mes travaux et mes sueurs passés (aaaaah, le concentrateur USB dont tous les signaux étaient polarisés à l’envers sur le prototype, je ne suis pas prêt de l’oublier ! )

Une fois cette amusante découverte assimilée, je peux me concentrer sur les faubourgs de la ville. Ils sont exactement ce à quoi je m’attendais. C’est propre, c’est vert, c’est coquet.

Plus je m’approche du centre et plus les constructions s’élèvent, jusqu’à tutoyer les nuages 😉

C’est un mélange très réussi entre l’attractivité et le dynamisme des grandes cités Américaines et la beauté et le classicisme des villes Européennes. Pour se repérer facilement, il suffit de se focaliser sur la Sky Tower, visible depuis presque partout.

La ville comporte de nombreux parcs et espaces verts où il fait bon flâner. Certains sont mêmes si grand que des sentiers y sont aménagés. Il faut presque mettre ses chaussures de randonnée pour les arpenter 🙂 ! C’est le cas du mont Eden, à quelques kilomètres du centre ville, un volcan endormi. C’est le plus haut sommet des alentours et il offre un beau point de vue panoramique.

Le musée d’Auckland est extrêmement riche. On y trouve des salles sur les objets du quotidien lors de l’arrivée des premiers colons, sur la place actuelle des chinois en Nouvelle Zélande, sur la porcelaine du Japon, sur la première et la seconde guerre mondiale, et les classiques pièces antiques de Grèce, de Rome et d’Égypte … ainsi qu’une sublime exposition temporaire sur la photographie avec comme thème « la Nature ».

Mais la section qui m’attire le plus est celle consacrée aux Maoris, les populations autochtones. Le musée présente des très belles pièces de bateaux, de sculptures et un marae, l’emplacement sacré pour le rassemblement des habitants.

En comparaison avec les éléments polynésiens vus sur les îles proches de Tahiti, je trouve que l’influence asiatique est beaucoup plus prononcée ici. Je suis aussi surpris par la prédominance du rouge sang, contrastant avec un noir profond.

La Nouvelle-Zélande est également un pays féru de voile. Depuis les succès de Peter Blake dans les années 90 lors de la coupe de l’America, les kiwis (surnom donné au Néo-Zélandais) se sont pris de passion pour ce sport et il est dit qu’il y a plus de voiliers que d’habitants . Auckland en regroupe un certain nombre dans son port gigantesque.

Comme la ville est dans une sorte de baie, la banlieue a grandi en s’enroulant autour. Il devient désormais plus rapide d’emprunter le ferry que de passer par le pont métallique.

J’utilise justement l’une de ces embarcations pour rejoindre Devonport, de l’autre coté de la baie. Rien que le trajet sur l’eau mérite le prix du ticket pour les vues panoramiques qu’il offre sur la capitale.

Le village est charmant avec ses villas de style victorien. Je me rends vite compte qu’il s’agit d’une banlieue huppée, d’une propreté irréprochable.

Deux petits monts permettent d’avoir une vue sur toute la ville. Ici aussi, il s’agit des restes d’un ancien volcan. D’ailleurs, comme une très grande partie de l’île du nord est volcanique, on en reparlera 😉 . Ces hauteurs avaient été mises à profit par les militaires pour y placer quelques pièces d’artillerie permettant de défendre l’accès à Auckland. Il n’en reste pas grand chose aujourd’hui.

Auckland correspond exactement à ce que j’imaginais d’une grande ville en Nouvelle-Zélande : dynamique, impeccable, arborée et avec une qualité de vie très élevée. Toutes les devantures des boutiques semblent sorties d’un fil Instagram, chacune étant plus « hype » que sa voisine. Ici, il semblerait que la pauvreté n’existe pas et que chacun est un écolo convaincu. A voir si cela se confirme dans le reste du pays 😉

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : .

  • Première nuit au Fat Camel, une auberge de jeunesse immense. Chambre de 8 pour 22,5$NZ avec wifi, salle de bain propre et grande salle commune. Bien placée à quelques pas du port et du centre ville. Pas grand chose à en dire, c’est du grand classique en ville, rien de charmant mais rien de rebutant.
  • Nuits suivantes au SilverFern Backpackers, plus excentrée avec chambre en sous sol dans un dortoir de 12 pour 22,5$NZ également. Billard et cuisine en mode années 60 aux USA, laverie, espaces communs, ici aussi, rien d’extraordinaire, on est dans ce que l’on attend d’une auberge de jeunesse dans une capitale.

Déplacement :

  • 18$NZ pour utiliser le merveilleux terminal de paiement réalisé en partie par moi-même lors du transfert de l’aéroport en ville. Le bus est facile à repérer en sortant de l’aéroport et il te dépose sur la rue principale de la ville en un peu moins d’une heure.
  • La navette pour Davenport coute 12,5 $NZ l’aller-retour pour quelques dizaines de minutes de navigation. Il doit être possible de rejoindre la banlieue en bus mais avec un temps beaucoup plus important et en manquant la belle vue du port. Je te conseille vivement le ferry 😉

Entrée : Le musée d’Auckland n’est pas donné : 25 $NZ pour parcourir ses galeries. Toutefois, le contenu et la qualité des expositions justifient ce prix.

PS : 1 € = 1.65 $NZD environ

2 réflexions sur “Auckland

  1. Alexandre dit :

    Juste un mot un peu perso et assez long (j’espère que les autres lecteurs me pardonneront). Au sujet de ton aparté concernant le développement électronique. J’imagine assez facilement l’effet bizarre que peut provoquer « après tout ça » un contact même indirect avec l’électronique embarquée des bus, surtout pour un expert surdoué dans la spécialité. Après plusieurs années passées ensemble, en général dans un bureau de 16m² maxi, je m’étais habitué à un visage sur un fond de murs décorés au mieux d’un tableau et ses schémas électroniques. Eh bien, quand tu poses un selfie, on a l’impression « tout simplement » que t’as fait « péter » les murs par magie pour dévoiler ces extraordinaires paysages … et cela aussi a son effet « bizarre » !!! Très cordialement. Alexandre

    • Antoine dit :

      Merci beaucoup Alexandre pour ce message. Je n’ai pas encore vu les fameux paratonnerres mais je garde l’œil ouvert 😉 . J’espère que tu vas bien et que tu profites à fond de cette retraite tant méritée après ces années de travail intensif.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.