Christchurch et ses environs

Après les sommets et les neiges du mont Cook, il est temps pour moi de rejoindre la côte Pacifique et les joies de l’animée Christchurch.  Avant cela, je profite encore un peu des paysages de montagne et je passe, avec délice, devant quelques lacs d’altitude.

Lake Tekapo

Fortement recommandé par plusieurs personnes, le lac Tekapo était une autre halte obligatoire sur mon parcours. Il faut dire qu’il est vraiment beau, posé au milieu des montagnes et des lupins.

Une petite chapelle en pierres et quelques habitations forment un modeste village. Les lieux sont plutôt touristiques mais il suffit de faire quelques mètres pour que l’horizon s’éclaircisse 🙂 .

Pour avoir une vue plus dégagée de l’étendue d’eau, j’entreprends l’ascension du Mont John Observatory. Une route peut également t’y conduire si tu es pressé mais sache qu’elle est payante et plutôt onéreuse (8$ !). Je fais plutôt confiance à mes jambes pour les 300 mètres de dénivelé 😉 . Le chemin le plus court passe par une forêt de conifères avant d’arriver sur le plateau, le tout en moins d’une heure.

Du point culminant, la vue est à couper le souffle. Au loin les montagnes enneigées, en premier plan le lac et les champs de lupins. Ce lieu est absolument splendide et j’y passe plusieurs dizaines de minutes à savourer l’ambiance.

Plutôt que de redescendre par la même sente, j’opte pour la boucle qui longe le lac. Plus longue (2 heures environ), elle offre des vues magnifiques, prolongeant le plaisir du sommet. 🙂

Une fois encore, il s’agit d’un lieu qui mérite toute ton attention. Ce n’est pas la peine de prévoir plusieurs jours sur place, à moins que tu ne veuilles faire le tour complet du lac à pied ( 😉 ), mais une visite de quelques heures est plus que recommandée.

Christchurch

Dernière ville de taille importante que je vais arpenter en Nouvelle-Zélande, Christchurch est aussi celle qui a le plus fort héritage britannique. « Au cours de son histoire, une certaine aristocratie s’y est développée et a construit plusieurs bâtiments dans le plus pur style british ». Ça, c’est ce que j’avais retenu de mes recherches. C’était sans doute vrai il y a quelques années mais, malheureusement, un séisme de magnitude 6.3 a frappé la ville en 2011, endommageant ou détruisant de nombreux édifices. Le plus emblématique pour moi est la cathédrale que je me faisais un plaisir de visiter. Non seulement il n’est plus possible d’y pénétrer mais, en plus, la tour a complètement disparu.

Depuis, la ville tente de réparer ce qui peut l’être et rénove de très beaux bâtiments historiques. Elle se tourne également vers un centre moderne à l’architecture très contemporaine, comme par exemple l’Art Center.

Un tramway dessert l’hyper centre dans une boucle de quelques centaines de mètres. Fait amusant, il passe à l’intérieur d’une galerie couverte. Au bout de cette rue, c’est un peu de l’Espagne qui s’invite. Des deux côtés, les façades aux couleurs pastels me rappellent certaines vues d’Amérique du Sud. L’endroit est délicieux pour une pause à la terrasse d’un café. A ce propos, je te recommande fortement Rollickin, vendeur de glace. J’y ai dégusté la meilleure glace à la menthe de ma vie (et j’en ai testé des glaciers, crois moi 😉 ) ! Un pur goût de menthe, comme si l’on venait de la cueillir. Rien que d’y repenser, j’en salive encore.

Christchurch, c’est aussi de beaux espaces le long de la rivière Avon ou encore dans les jardins botaniques.

En pleine mutation, et donc actuellement encombrée de travaux, Christchurch change radicalement de visage. Elle conserve pourtant un côté naturel qui la rend ravissante.

A proximité de la ville, le mont Vernon se gravit facilement depuis la bourgade de Lyttelton. Du sommet, le regard embrasse un beau panorama sur la baie et l’on entend la clameur de la cité au loin.

Péninsule de Banks

Au sud de Christchurch, une péninsule vallonnée offre de beaux paysages. Je la traverse pour me rendre à Akaroa. La route est très scénique et malgré les virages parfois serrés, c’est un plaisir de la parcourir 🙂 .

Akaroa a un passé Français. Dans les années 1830, un premier explorateur, Jean-François Langlois, arrive et prévoit d’implanter une colonie. Il retourne en France pour soulever les fonds et les foules et revient quelques mois après. Mais, entre temps, les britanniques sont passés par là et ils se sont déjà appropriés les lieux. D’où une mixité dont la ville joue beaucoup aujourd’hui. Des cars de touristes se déversent régulièrement dans le centre où les symboles Français sont légions.

La localité est parfaitement bien placée, au pied de collines, avec une plage à disposition. C’est un lieu de villégiature prisé et il fait bon être vu à l’une des terrasses du bord de l’eau 😉 .

Une autre raison de l’affluence des touristes est la présence d’une colonie de dauphins à quelques kilomètres au large. Des croisières sont organisées plusieurs fois par jour pour les approcher. J’embarque dans l’une d’elles en début d’après-midi. La balade en bateau le long des falaises est déjà agréable.

Arrivés à l’embranchement de la mer, nous suivons la côte par le nord. C’est notre point de rendez-vous avec les dauphins. Il en vient de partout, surfant avec les vagues, jouant avec le bateau avant de s’éloigner pour mieux revenir. Je passe alors un excellent moment en leur compagnie 😀 .

Nous découvrons ensuite des falaises volcaniques aux couleurs intenses et variées. Quelques lions de mer se prélassent sur les rochers pendant que d’autres font la planche à la surface de l’eau. Ça doit être vraiment sympa d’être un lion de mer par ici 🙂

Il s’agit d’une excursion de deux heures qui tient toutes ses promesses et même plus ! La diversité des animaux et les paysages déchiquetés font que l’on ne s’ennuie pas une minute.

Kaikoura

Au nord de Christchurch, à environ 200 kilomètres, Kaikoura est bien connue pour sa vie marine. De nombreuses sorties sont organisées pour voir baleines, dauphins et autres lions de mer. Pour ma part, j’en profite surtout depuis le littoral d’où l’on jouit également d’une superbe vue sur les montagnes.

Une promenade fait le tour d’une presqu’île, passant d’abord par des plages de roches finement stratifiées.

Puis le chemin rejoint une réserve de mouettes, toutes plus bruyantes les unes que les autres. La lutte pour chaque centimètre de terrain est âpre et de nombreux conflits éclatent. Plusieurs n’y survivent pas ! N’approche pas trop près ou tu seras réduit en miettes de thon 😀

Après une partie côtière, le chemin qui s’élève sur les falaises offre de très belles vues sur les plages, surtout avec la lumière rasante de fin de journée.

 

Cette petite promenade sur la presqu’île de Kaikoura est très agréable. Pour vraiment savourer l’essence même de la ville, il aurait fallu faire un tour de bateau à la rencontre de la faune marine. Ça sera pour la prochaine fois 🙂 .

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