Le sud-est du sud

Après être monté le plus au nord de l’île du nord, il me semble logique de descendre le plus au sud de l’île du sud. Et une fois que j’y suis, autant surfer sur l’océan Pacifique pour remonter la côte jusqu’au milieu de l’île 😉 .

Bluff

Pour être complètement cohérent, j’avais utilisé la route numéro 1 pour aller jusqu’au cap Regina, je me rends donc à l’autre bout de la fameuse première route : sur la presqu’île de Bluff. La bourgade me parait plutôt sans intérêt en dehors de l’arrivée de la route signalée par un panneau multidirectionnel.

Un joli phare ouvre des perspectives sur l’horizon aquatique.

Pourtant, le van, qui me sert de maison, n’est pas insubmersible et je choisis prudemment de faire demi-tour vers d’autres aventures 😉

Catlins

Le sud du pays est très orienté vers l’exploitation agricole. Lors de ma traversée de Invercargill (la très grosse ville des environs) pour rejoindre Bluff, j’ai vu de nombreux magasins de tracteurs. Le paysage s’en ressent et il est plutôt morne. Pour tenter de profiter des kilomètres réalisés, je longe la côte en empruntant la « Southern Scenic Route ».

Premier point d’arrêt : Waipapa et son phare. Le lieu est aussi connu pour accueillir une colonie de phoque. L’un d’eux s’approche à toute allure de la plage lorsque je tente d’y aller. Au sens propre, je ne fais pas le poids face à lui et je préfère reculer prudemment 😀

Après quelques kilomètres, je découvre une plage parsemée des troncs pétrifiés. Il y a des dizaines de milliers d’années, le sol s’est chargé en silice provenant des volcans. Celle-ci s’est infiltrée dans les troncs, les figeant pour des siècles. Honnêtement, après avoir vu la forêt pétrifiée dans l’Ouest Américain, celle-ci est beaucoup moins impressionnante. Mais la plage est jolie.

La route passe à côté de quelques sentiers menant à de mignonnes chutes d’eau.

Avant de rejoindre Dunedine, « Nugget Point » sera mon dernier arrêt. Aucunement question de se faire un fast-food version poulet mais plutôt de se rendre jusqu’à un phare perché sur des falaises. Le chemin passe sur la crête mais il est parfaitement sécurisé. En contrebas, j’entends puis je vois des otaries qui jouent ou se prélassent au soleil.

Le phare est posé dans un cadre ravissant. Et la vue que l’on a une fois arrivée est absolument splendide.

 

Une bien belle excursion d’environ une heure aller-retour par un chemin familial que je te recommande. La route « scenic du sud » permet d’éviter une route monotone un brin plus rapide. Elle offre quelques beaux points de vue sur la côte mais, en dehors de Nugget Point, elle ne constitue pas un Must Do selon moi.

Les alentours de Dunedine

Avant de me rendre en ville, je fais le tour des environs. Premier arrêt : la plage de Sandfly Bay. A nouveau, je retrouve les vagues, le sable mais cette fois-ci agrémenté par des bosquets de fleurs jaunes sur de petites collines. Ici aussi, des colonies d’otaries se sont installées. Il semblerait qu’elles tentent de battre les moutons en terme de population animale ! Courage les filles 🙂

A quelques kilomètres, une petite boucle permet d’admirer un paysage assez différent. Point de sable ici mais de splendides falaises et une arche qui ne tiendra plus très longtemps. Ce changement de décor me ravit.

A l’extrémité de la péninsule, il est possible de voir des albatros royaux et des pingouins aux yeux jaunes. Pour cela, il faut obligatoirement s’inscrire à une sortie organisée par le « Royal Albatros Center » qui organise des visites guidées. Je me suis contenté pour ma part d’observer le bal des oiseaux présents sur la falaise. Ami ornithologue, cet endroit est pour toi 😉

Dunedine

La ville a beaucoup profité de la ruée vers l’or de l’île du Sud. Une grande partie du précieux métal passait par la ville et d’imposantes banques ont vu le jour. Avec elles, la ville s’est enrichie et a vu l’émergence de beaux bâtiments.

Pourtant, Dunedin ne s’est pas reposée sur ses lauriers et elle est désormais une cité universitaire importante avec un splendide campus, au milieu de parcs et de beaux édifices.

J’ai réellement pris du plaisir à déambuler dans cette ville, ponctuée d’espaces verts et dont l’architecture est relativement cohérente, assez loin des classiques centres-villes Néo-zélandais.

Autre attraction amusante, un peu excentrée du cœur de la ville, une rue s’enorgueillit d’être la plus pentue au monde. Forcément, ça pique ma curiosité. Alors je ne sais pas si c’est réellement homologué au Guiness et si aucune rue n’est aussi pentue, mais l’inclinaison est vraiment forte. Je ne voudrais pas avoir à réaliser un démarrage en côte lors du passage du permis ici 🙂

La ville m’a paru très calme, apaisante, loin de la torpeur de Auckand ou de Wellington.

Tunnel Beach

A quelques kilomètres du centre ville se trouve une plage très particulière. D’abord parce qu’elle se situe dans un cadre magnifique avec de belles falaises couleur or. L’une d’entre elles en particulier attire mon regard puisqu’elle est percée et que les flots s’engouffrent sous les rochers.

Mais ce qui rend ce lieu unique, c’est son histoire. Il se trouve que la plage est inaccessible à pied car elle est complètement entourée de falaises. Le fermier qui possédait le domaine voulut offrir un accès au sable à sa fille. Il mit donc 5 longues et pénibles années pour creuser un tunnel à travers la roche ! Ce travail colossal permet désormais de se rendre à l’une des plus belles plages de l’île.

Un grand merci donc à ce fermier courageux qui, œuvrant pour sa fille, m’a permis un joli frisson de contemplation 🙂

Moeraki Boulders

En remontant au nord, sur une plage, gisent des Boulders, ces fameux rochers ronds déjà aperçus dans l’île du Nord, à Koutu. Ceux-ci sont plus impressionnants et plus nombreux. Ils gisent là comme des boules abandonnées par un joueur de pétanque géant. La plage de sable les met également bien en valeur dans leur singularité.

Un bel endroit pour faire une pause sur cette longue route avant Oamaru 😉 .

Oamaru

Ancienne cité qui se voyait promise à un grand avenir, la ville fut l’une des places privilégiées des échanges provenant des carrières de calcaire de la région. Elle en profita pour bâtir de beaux bâtiments, souvent imposants mais sans réelle cohérence architecturale. Finalement sa prospérité ne fut pas aussi importante que prévue mais les constructions sont toujours là 🙂

Oamaru conclut ma remontée du sud vers le centre sur plus de 450 kilomètres. Avec Dunedin, elles constituent les seules villes d’intérêt sur le parcours. Les champs à perte de vue, souvent livrés à l’agriculture, rendent parfois le trajet un peu long. Cette partie de l’île n’aura donc pas été ma préférée 🙂 Me voilà désormais très proche du fameux Mont Cook … 😉

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