Mont Taranaki

Après mon excursion au Tongariro, je ne suis pas complètement rassasié de randonnées sur les monts Néo-Zélandais. J’ai encore envie de profiter des multiples chemins tracés sur l’île du Nord. Pour se faire, je me rends au mont Taranaki, d’origine volcanique. Il forme un cône presque parfait, comparable au Mont Fuji, au Japon. D’ailleurs, le film « Le dernier samourai » a été tournée devant le mont Taranaki 😀 . Il est possible d’en faire le tour en 4 à 5 jours ou bien de monter jusqu’au sommet mais l’ascension semble technique. De plus, les conditions météo ne sont pas très bonnes, je vais donc me contenter de quelque chose de plus soft. Il y a deux « Visitors Center » sur les pentes de la montagne. Je me rends tout d’abord à celui de Dawson falls, au sud-est.

Dawson Falls

Lorsque j’y arrive, au milieu de l’après-midi, les nuages sont bien présents et malgré une certaine élévation, je ne vois pas grand chose.

Qu’importe, pour me mettre en jambe, je choisis de faire une petite boucle (quelques centaines de mètres) pour voir des chutes d’eau, les fameuses Dawson falls 😉 Depuis le parking, un sentier descend à travers la forêt et rapidement, j’arrive à un joli point de vue.

Il est également possible d’aller encore plus bas, au pied de la cascade. Les plus courageux pourront prendre une douche gratuite ici mais, vu la température extérieure, je passe mon tour pour cette fois 😀

Avant que la nuit ne tombe complètement, je me lance le défi d’arriver jusqu’aux Wikies pools, à moins de 2 kilomètres. La première partie est même accessible aux personnes à mobilité réduite ! Le chemin serpente dans la forêt en montant légèrement.

Les wikies pools sont une succession de petits bassins creusés par l’eau dans une coulée de lave datant de 20.000 ans. Juste avant de les atteindre, il faut franchir un pont au dessus d’un cours d’eau, quasiment asséché lors de mon passage. Un mince filet glisse sur une roche blanche

Une bonne sortie pour se préparer à quelque chose de plus conséquent le lendemain 😉

Mais le lendemain, il pleut pendant toute la matinée et le début de l’après midi. Comme il est dommage de commencer une randonnée directement sous les gouttes, je me réfugie au « Visitor Center » du nord (North Egmond). C’est d’ici que débute un trek de deux jours , formant une jolie boucle. En milieu d’après midi, la météo devient plus favorable et je m’élance finalement pour environ 8 kilomètres, jusqu’à « Holly Hut ». Le sommet est encore bien bouché mais il ne pleut plus.

Juste derrière le visitor center, le sentier commence à grimper et de nombreuses marches m’attendent. Je ne le sais pas encore mais je vais remonter toute la crête jusqu’au pylône que l’on apperçoit sur la gauche.

De ce point de vue, le spectacle est magnifique. Le sommet se dégage lentement et les pentes régulières du volcan permettent d’avoir une vision sur des dizaines de kilomètres.

Le chemin continue à flanc de pente, en quasi ligne droite. Les personnes les plus sensibles au vertige devront ralentir légèrement le rythme mais le chemin est relativement large. D’un côté, la montagne, imposante et en pente constante et de l’autre, la vue portant jusqu’à la mer.

Plusieurs fois, il est nécessaire de passer dans des pierriers mais les nuages qui se dispersent me motivent à avancer toujours plus.

Alors que je ne suis plus qu’à quelques centaines de mètres de la cabane dans laquelle je vais dormir, le mont se dégage parfaitement . Il est magnifié par la lumière du soleil de fin de journée. Quel spectacle !

Après avoir déposé mes affaires, je prends quelques dizaines de minutes pour trouver un spot sympa pour le coucher du soleil. Je crois que j’en ai trouvé un pas mal 🙂

Le lendemain, la marche reprend tranquillement par une petite descente dans les herbes hautes puis dans une zone plus marécageuse. Cette partie est quelque peu aquatique et elle peut nécessiter des chaussures très étanches s’il a plu les jours précédents.

Puis vient une belle montée. Rien d’insurmontable mais elle dure plus longtemps que ce que j’avais imaginé. Les passages dans la boue et les escaliers n’arrangent pas les choses mais les paysages magnifiques sont l’occasion de prendre des pauses discrètement 😉

Pendant toute la montée, les nuages s’accumulent sur le sommet du Taranaki, ce qui est fort dommage, surtout pour la suite.

En effet, la récompense ultime de la journée est un lac, un étang, une grosse flaque (de la même taille que celle devant la casino de Challes 😉 ) dans laquelle se reflète en miroir le fameux mont. C’est de toute beauté et toutes les cartes postales en ville ont ce cadre. Forcément, avec des nuages et une légère brise qui trouble l’eau, le résultat n’est pas le même 🙂

J’en profite pour prendre quelques clichés des flancs, dont la variation de  couleurs me fascine puis j’attends patiemment en mangeant mon sandwich que les éléments me soient favorables.

Après une bonne heure, les conditions météo sont toujours les mêmes. Je décide donc de poursuivre, il me reste encore pas mal de chemin à faire. Pendant les quelques premières centaines de mètres de descente, je surveille l’évolution sur le pic. Puis je fais face à la dernière grosse montée du trek. C’est court mais ça monte sec et à certains endroits des échelles en bois sont présentes. J’arrive en haut en sueur et ravi du paysage à 360°.

La descente reprend tranquillement jusqu’à arriver à une zone plus forestière.

Les derniers kilomètres se font dans cette forêt, en longeant des cours d’eau, parfois en les traversant sur des ponts vacillants mais qui tiennent bon.  Il est bon de revoir un peu de végétation luxuriante et des fougères à foison 🙂

Lors de mon passage, le « Ram track » était fermé, m’obligeant à rejoindre la route goudronnée d’accès au « Visitor Center » environ 2 kilomètres avant celui-ci. Il me faut donc finir sur l’asphalte et le trafic étant faible, je n’ai pas pu être pris en stop. De quoi embellir encore un peu plus mes mollets tout musclés 😉

Cette boucle, « Pouakai Circuit », est facilement réalisable en 2 jours (je l’ai parcourue en une journée et demie sans me presser). Elle mesure environ 25 kilomètres. Parfaitement tracée, elle ne présente qu’une légère difficulté lors des passages de pierriers (que je crains) et elle ne nécessite pas une excellente condition physique. Il faut simplement pouvoir porter son sac à dos pendant 2 jours, chargé de sa nourriture 😉 . Je l’ai réalisé dans le sens horaire pour garder le petit lac pour la fin mais je ne suis pas sûr que cela change grand chose. En tout cas, c’est un superbe endroit qui complète très bien la randonnée sur le Tongariro.

5 réflexions sur “Mont Taranaki

    • Antoine dit :

      J’ai gardé les mêmes … jusqu’à ce moment là précisément 😀 ! Le Tongariro les avait bien « challengées » et les deux jours au Taranaki furent fatal ! J’en ai acheté d’autres dans une grande surface, elles ne valaient rien. Depuis 3 mois, je suis en sandales tous les jours du coup 🙂

  1. César dit :

    Les miennes le tissu est parti, on voit la membrane de gore tex du coup. C’est bien dommage c’est bien utile ici au Canada, on marche dans la neige tous les jours. Au Brésil et en Guyane on était en tongs tous les jours aussi, mais j’étais pas vraiment serein quant à mes chevilles quand on était avec nos gros sacs sur le dos!

  2. César dit :

    Salomon mid 3 GTX (j’ai l’impression de parler d’une bagnole!). Les Merrell d’Alice ont carrément été meilleures sur tous les points

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