Northland (1/2)

Après quelques jours passés à Auckland, mes envies de nature se font à nouveau sentir. Il me faut de la végétation, des collines et des grands espaces. Pour cela, je choisis de commencer par la région au Nord de Auckland appelée logiquement « Northland ». En Nouvelle-Zélande, je vais changer de moyen de locomotion ! Avec une amie venue de France, nous achetons un van pour sillonner les routes en toute liberté. Nous le choisissons « self-contained » (c’est à dire qu’il est aménagé pour ressembler à un camping-car : lit, évier, wc …). L’idée est de pourvoir dormir à l’intérieur presque partout sans ne jamais rien débourser en auberge. C’est la théorie, nous allons voir si la réalité du terrain est la même 🙂

En route pour Piha

Une fois équipés, nous prenons la direction de l’ouest pour rejoindre la mer de Tasman, à quelques dizaines de kilomètres du centre d’Auckland. Après un arrêt repas à Titirangi et sa plage, nous poursuivons jusqu’au Arataki Visitor Center pour une vue sur les monts arborés.

La nuit arrive rapidement mais j’atteins ma destination juste à temps : Piha. Il s’agit d’un lieu très apprécié des citadins et la belle plage de sable noir est un paradis pour les surfeurs.

Grâce à un timing parfait ( 😉 ), j’assiste à l’un des plus beaux coucher de soleil depuis le début de mon voyage. Décidément, ce trip en Nouvelle-Zélande commence bien ! 🙂

Après une journée de voyage, rien de tel que de passer la nuit dans un van 😀 . On y dort mieux que dans une tente, bien au chaud dans un lit moelleux, sur une aire de stationnement gratuite avec vue sympathique sur Auckland au réveil. Que demander de plus ?

De Fairy Falls à Muriwai

J’entame donc de fort bonne humeur ma première randonnée Néo-zélandaise aux chutes de Fairy Falls. La boucle est modeste (moins de 2 heures) mais parfaite pour se mettre en jambes et savourer les chemins bien tracés après avoir tant souffert en Polynésie 😉 . La descente se fait tout en douceur à travers un sentier sécurisé et parfaitement praticable. Ahhhh le pied !

Comme pour faire le lien avec mes expériences récentes, il y a tout de même deux petits gués à traverser mais ils ne présentent aucune difficulté (et je range soigneusement l’appareil photo dans la partie la plus étanche de mon sac 😉 ). Puis surgit une chute d’eau magnifique.

Je suis étonné de trouver d’autres chutes à quelques dizaines de mètres ! Une surprise comme je les adore en balade 🙂 . Elles s’écoulent sur plusieurs niveaux, dans un ballet aquatique vertical.

La remontée se fait via plusieurs escaliers au cœur de la végétation. Je découvre alors une des plantes emblématiques du pays : la fougère arborescente. Il s’agit d’un arbre de plusieurs mètres de haut qui produit des tiges qui me magnétisent (tu vas donc en voir régulièrement 😉 ).

Les Néo-Zélandais adorent la nature, qu’ils respectent et entretiennent intensément. Pour éviter la prolifération d’une bactérie s’attaquant aux arbres, il est nécessaire de laver ses chaussures AVANT et APRES la randonnée ! Pour se faire, des brosses et des sprays de détergeant sont mis à disposition des marcheurs. Ils sont bien ces Kiwis !

Après cette petite balade, je continue ma route vers le nord, m’arrêtant régulièrement pour savourer plusieurs points de vue sur la campagne vallonnée.

Toujours en remontant le long de la mer de Tasman, j’arrive finalement à Muriwai. La ville dispose d’immenses plages et elle accueille également une colonie de fous de Bassan. Une chance pour moi, ils sont en pleine période de nidification et une partie des falaises est recouverte d’oiseaux.

Je passe des dizaines de minutes à observer ces oiseaux si spéciaux (ils sont d’une fidélité sans faille et ils se relaient pour couver les œufs pendant que l’autre va chercher de la nourriture). Je les ai découverts pour la première fois en Gaspésie (au Québec donc) et ils ont une place particulière dans mon cœur depuis. Je n’avais jamais eu la chance de les approcher de si près ! C’est un spot parfait pour assouvir ton côté ornithologue 😉

La côte est

Le Northland compte un nombre impressionnant de plages. En remontant la côte Est jusqu’à Whangarei, je m’arrête à plusieurs d’entre elles. Certaines sont magnifiques et chacune possède une couleur de sable unique. Toutes descendent en pente très douce et les vagues s’échouent sur des dizaines de mètres. Cela donne un côté très zen, très serein à ces plages.

Difficile pourtant de sortir sa serviette : il fait plutôt froid et la petite bise rafraîchit encore l’air. Cela restera un plaisir pour les yeux 🙂

Ma préférée est celle de Waipu Cove qui offre une très grande plage de sable aux pieds de deux petits vallons. L’inclinaison de la pente est si faible qu’elle semble venir caresser la mer avant de s’enfoncer en elle.

Whangarei

Whangarei est la capitale du Northland. Je ne m’attarde pas vraiment dans le centre, préférant profiter des environs, plus natures. Je monte d’abord à un point de vue « mémorial » qui retrace, via quelques panneaux, l’histoire des conflits entre les Maoris et les Européens. Le belvédère offre un beau panorama sur la ville.

Ce qui m’intéresse surtout, c’est une déambulation à quelques mètres du sol à travers une forêt indigène. Des passerelles ont été construites et elles offrent un regard différent sur ces arbres dont certains sont centenaires.

 

En bonus, au bout de la randonnée, une cascade m’attend : les Whangarei Falls. Les 3 chutes offrent un bel équilibre à l’ensemble et je reste de longues minutes à savourer le spectacle sans cesse renouvelé.

Bay of islands

Toujours en remontant plus au nord, j’arrive finalement à Bay of Islands (la baie des îles pour les non anglophones). Il s’agit de l’un des spots touristiques important de la région. Tout ce qui se fait à partir d’un bateau trouve sa place ici. Malheureusement, le temps n’est pas idéal. J’oublie donc la croisière passant d’île en île pour faire une simple excursion en bateau depuis Paihia jusqu’au village de Russel, sur une … presqu’île. Ca compte presque du coup 😀

Russel est un village historique important : c’est ici qu’à débuté la colonisation du pays par les Européens. Désormais tourné vers le tourisme, il en reste toutefois quelques bâtiments rappelant cette période.

Comme souvent, je cherche le point le plus élevé des environs pour avoir une vision panoramique. Après quelques centaines de mètres de marche, je suis en haut de la colline. Aucun doute, avec un ciel plus dégagé, voir un peu de soleil, ce serait plus agréable. Mais ce temps m’offre une ambiance particulière 🙂

A quelques kilomètres au nord de Paihia se trouvent les « Rainbow Falls », des chutes d’eau qui forment, je pense, un arc-en-ciel, lorsqu’il y a du soleil. Je me satisfais de les voir par un temps plus couvert, juste pour leur beauté naturelle, sans artifice optique 🙂

Il me reste encore pas mal de chemin pour faire le tour de cette belle région, je divise donc à nouveau la page en deux et te donne rendez-vous dans quelques jours pour suivre la suite de mes aventures 😉

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