Rotorua

Située au centre de l’île du Nord, Rotorua est une destination phare d’un voyage en Nouvelle-Zélande. La ville est connue pour son activité géothermique intense et de nombreuses curiosités de la nature sont visibles ici.

Rotorua

En arrivant sur la ville, comme à mon habitude, je décide de prendre un peu de hauteur et je me rends directement au « Mounatin Bike Rotorua », au sud de la ville. Depuis cette entrée du parc, il est possible de faire de nombreuses sorties à cheval, en vélo ou plus simplement à pied. Pour accéder à trois points de vue, je choisis la boucle jaune qui fait 7 kilomètres. Elle serpente dans les arbres sur un chemin parfaitement tracé.

J’arrive finalement aux premiers points de vue surplombant la ville. A mes pieds, un champ géothermique est bien visible, dont un petit geyser qui crache de l’eau en continu.

De l’autre côté, des collines de conifères s’étendent à perte de vue. La quiétude des lieux n’est perturbée que par une scierie perdue dans la forêt.

Après la vision panoramique, je pars faire un petit tour dans la ville. Le centre est très Néo-Zélandais : propre et net.

La commune a un passé thermal comme l’atteste un beau bâtiment au milieu d’un parc. Ce grand complexe était utilisé comme hôtel et lieu de détente au début du siècle dernier et il abrite désormais le musée de la ville (malheureusement fermé pour rénovation).

Le bord du lac est sympathique également. Les mouettes agressent les passagers des voitures qui ont eu le malheur de leur donner quelque chose alors que les cygnes noirs glissent lentement sur les flots.

Dans la banlieue, une village Maori est encore présent (et je ne parle pas des villages conçus pour les touristes (que je n’ai pas visités) mais d’une  partie de la ville). De nombreuses sculptures y sont présentes ainsi qu’un marae. Je retrouve les éléments que j’avais aperçu au musée d’Auckland. La couleur rouge et les motifs intimidants se retrouvent partout.

Ici aussi, les évangélistes ont adapté la religion chrétienne aux coutumes locales pour diffuser plus facilement leur message. Ainsi, une église de style Maori abrite un christ en pagne. Surprenant !

Wai-o-Tapu

Après une nuit en plein centre ville sur une aire aménagée pour les véhicules « Self-Contained », je rejoins le parc géothermique le plus connu des environs : Wai-o-Tapu. Il se situe à quelques kilomètres au sud. En voyant le parking, je sais déjà que je suis sur un site naturel ET touristique 😉 . Comme souvent en Nouvelle-Zélande, les sentiers sont extrêmement bien aménagés et des protections empêchent tout danger. Dans la première partie, je me promène au milieu de fumerolles et de quelques bassins bouillonnants. La terre semble vouloir faire monter la température 😉

Très rapidement, je me trouve face à un spectacle grandiose : une palette de couleurs vives s’offre à moi !

Comme d’habitude dans ce genre de champ, l’exquise odeur de souffre agrémente le paysage. Ça ne m’empêche pas d’en profiter pleinement … Les berges du « lac » offre des contrastes aux couleurs magnifiques.

A quelques centaines de mètres seulement, une autre couleur vive s’ajoute à la fête. Le vert est d’une couleur très particulière !

Pour la première fois, je vois des terrasses de silice. Les minéraux s’accumulent lentement, déposés par l’eau qui ruisselle. Les motifs créés me fascinent.

A l’extrémité du parc, un lac offre une bouffée d’oxygène bienvenue.

En parcourant les différents chemins du parc, j’évolue sur des paysages surréalistes. L’étrangeté de l’atmosphère  n’a pas l’air de troubler plus que ça la faune locale 🙂

L’entrée du parc comprend également l’accès au geyser Lady Knox. Le guide indique qu’une explosion se produit systématiquement à 10h15 précisément. Je m’étonnais de la ponctualité impressionnante de la dame (quelle chance que sa périodicité soit PILE de 24 heures 00 minutes ET qu’elle explose à un moment propice pour la visite ! ) …

En réalité, si le show est si bien réglé, c’est qu’il est provoqué ! Lorsque tout le monde est là, un animateur déverse une sorte de savon dans le cône, ce qui provoque une réaction qui finit par déclencher l’éjection de l’eau.

La gerbe est belle mais je suis un peu déçu du côté artificiel. Il va falloir faire mieux pour me séduire, chère Lady 😉

Après l’explosion de couleurs vives, les bains de boue bouillonnants, un peu à l’écart sont plus monochromatiques. Et pas question de s’y prélasser ou de m’en faire un masque beauté, la température moyenne est proche des 70°C … Il n’empêche que ce spectacle inhabituel me captive de nombreuses minutes 😉 .

Ce parc est absolument splendide. Il égale ceux que j’ai pu voir en Islande, terre de référence pour moi. Je comprends sans peine pourquoi il est aussi populaire. Fonce y sans hésiter !

Les lacs

A l’est de la ville, plusieurs lacs sont présents. Deux d’entre eux retiennent mon attention sur la carte : le lac bleu et le lac vert. Une fois sur place, ils sont certes mignons mais après les couleurs de Wai-o-Tapu, je trouve qu’ils sont assez communs. Ils mériteraient sans doute une randonnée pour en faire le tour, mais celle-ci semble être surtout en forêt. Une prochaine fois peut-être 😉

Je pousse un peu plus loin jusqu’au lac Tarawera qui me plait plus. Un joli point de vue permet de profiter de ses abords.

Orakei Korako

Beaucoup plus au sud, sur la route pour aller au parc de Tongariro, un autre champ géothermique se visite. En réalité, il existe de nombreuses possibilités de visites dans les environs mais les plus beaux étant payants, il faut bien choisir 😉 . Celui-ci est complètement privé mais les aménagements sont aussi bons que ceux d’un parc d’état. Pour s’y rendre, une navette te permet de passer d’une berge à l’autre du petit fleuve.

La visite commence par l’une des plus grandes terrasses de silice du pays. Sur plusieurs dizaines de mètres carrés, les formes géométriques se répètent, créant un immense champ.

En montant légèrement, un plateau aux couleurs ocres, vertes et grises se dessine au milieu des fumerolles. Les plus imaginatifs trouveront dans la forme du lac une ressemblance avec le continent africain… les autres se contenteront de savourer le paysage 😀 .

En montant encore un peu plus, un autre plateau marie à merveille le bleu et l’orange. C’est clairement ma partie préférée du parc. Le bleu est si intense qu’il répond parfaitement aux bordures orange.

Lors d’une petite balade dans les environs, je découvre d’autres bassins fumants. Il ne ferait pas bon trébucher et poser le pied au hasard.

Malgré une superficie inférieure à Wai-o-Tapu, Orakei Korako est également un site très impressionnant. Il mérite largement un détour. Mais si tu vas de Rotorua à Taupo, ça serait clairement un affront que de ne pas passer par ce parc 😉

8 réflexions sur “Rotorua

  1. Martine et Alain dit :

    Phénomènes impressionnants, juxtapositions de couleurs impensables, il ne nous manque que la chaleur (dont on aurait bien besoin) et les odeurs (dont on se passe facilement) !
    Merci pour tes magnifiques photos qui nous font découvrir des sites splendides 🙂

  2. BackpackerEnFauteuil dit :

    Les couleurs sont incroyablement belles ! C’est vrai qu’avec l’hiver qu’on a eu ici en France, un peu de géothermie aurait été la bienvenue !
    Encore merci pour le site, commentaires et photos.
    Amicalement

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