Tongariro

De la bouche de tous les voyageurs rencontrés, la randonnée du parc national de Tongariro est un incontournable sur l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Les paysages traversés sont inoubliables et certains se dépassent pour cette marche de presque 20 kilomètres et 800 mètres de dénivelé. Impossible pour moi de passer à côté sans y poser mes pieds donc 😉

Par contre, permets moi une petite digression avant de commencer. Je réalise cette marche au début du mois de novembre et un nombre très impressionnant de personnes fait le même parcours que moi (le conducteur de la navette annonce 3 000 randonneurs aujourd’hui !). En pleine saison, les chiffres sont effrayants (15 000 ?!).  Le sentier faisant environ 20 kilomètres, ça fait 1 personne tous les 1,33 mètres au plus fort de l’année !!!! Même avec 1 personne tous les 6 mètres, ça fait déjà beaucoup, crois moi ! Bref, pars de bon matin, tu seras presque seul pendant quelques dizaines de minutes 😉 😀

Pour des raisons organisationnelles (voir la note à la fin de la page), j’ai débuté ma marche par le sud (Mangatepopo). Toute la première partie monte tranquillement dans une vallée jusqu’à une petite cascade. Une bonne mise en jambe en somme.

Le soleil est encore bas et la lumière rasante,magique offrant du relief au paysage.

Et puis, la montée se fait plus raide. Les premières complications arrivent pour les moins entraînés mais un coup d’œil en arrière suffit pour se redonner des forces 🙂 Je prends de la hauteur doucement mais sûrement.

 

Après cette première difficulté, un plateau permet de reprendre son souffle en contemplant un splendide volcan rouge. Il me rappelle fortement ce que j’ai vu en Bolivie, dans le parc de Sajama.

Ce volcan est sacré pour les Maoris. Il fut utiliser comme un lieu de sépulture pendant plusieurs siècles. Son accès est désormais interdit aux touristes.

Puis, une nouvelle grimpette se présente pour parvenir à une crête. Depuis celle-ci, une vue stupéfiante s’offre à moi. Comme le disait si bien Tintin : « Pas un arbre, pas une fleur, pas un brin d’herbe ! …. Pas un oiseau pas un bruit, pas un nuage » Il décrit alors sa vision en arrivant sur la lune … et on est pas très loin ! Quelques plaques de neige et des surfaces plus rouges donne un peu de vie à ce dégradé de gris si intenses.

Pour arriver vraiment au sommet de la randonnée, il est encore nécessaire de grimper un peu, sur la crête. Il n’y a pas de réel danger puisque le chemin est assez large et que sur les passages plus techniques, des câbles métalliques sont présents.  Par contre, les quelques derniers mètres de montée, dans les roches volcaniques sont usants. 30 centimères en avant, 20 en arrière 😀  Mais quel spectacle une fois en haut !!!

 

Encore quelques mètres et c’est carrément l’apothéose. Les couleurs sont splendides et j’ai la chance d’avoir un temps magnifique. Je savoure pleinement ma chance d’être dans ce lieu avec un tel paysage.

 

Les lacs ont un vert laiteux de toute beauté qui contraste parfaitement avec l’ocre des roches. Quel endroit sublime !

 

 

 

A quelques centaines de mètres, après une nouvelle traversée désertique, un dernier lac, au bleu plus classique offre une invitation à une pause avant d’entamer la descente.

Et là, commence la partie que j’ai trouvé plutôt ennuyeuse : environ 10 kilomètres et 1100 mètres de dénivelé négatif à parcourir à un rythme imposé, les yeux rivés sur le sac de la personne qui te précède. Heureusement, le chemin offre un joli panorama sur la vallée avec les bruyères et le lac de Taupo en toile de fond

 

Mais dans l’ensemble, il y a très peu de variations et les lacets en pente très douce n’aident en rien.

Lors du dernier kilomètre, je plonge dans une forêt avec grand plaisir. La chaleur y est délicieuse et elle offre quelques cours d’eau rafraîchissants. Cette partie conclut la randonnée et je retrouve le van bien à sa place prêt pour me conduire vers d’autres aventures 🙂

Certains prétendent que cette randonnée est l’une des plus belles au monde. Je suis entièrement d’accord pour la partie proche du sommet : les couleurs, les formes, la chaleur du volcan encore actif, tout cela crée une expérience unique.  Mais la descente m’a paru par contre un peu fade. Peut-être faudrait-il monter depuis l’entrée nord pour ne pas subir l’effet mouton. Mais dans ce cas, il va te falloir être souple pour éviter tous les randonneurs qui font le trajet dans le même sens que moi… Bref, une sortie superbe mais qui mériterait d’être méconnue 😉

 Note à la fin de la page;)

En faisant une petite préparation, j’ai lu plusieurs avis sur le sens de la randonnée : en commençant par le nord ou par le sud. Pour des raisons d’organisation, il me semble plus  simple de la commencer par le sud. Tu te lèves tôt (voir très tôt) pour garer ton véhicule au parking de Ketetahi avant 6 heures du matin (comme le parking est petit, il se remplit très vite) Ensuite, tu prends une navette payante qui t’amène au départ sud (ou tu peux tenter aussi le stop 😉 ). Lorsque tu as terminé ta randonnée, ton véhicule t’attends à l’arrivée et tu n’as pas à te soucier des horaires de la navette. Pratique, d’autant que ce départ matinal te permettra d’être un peu plus tranquille.

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