Bora Bora

Rien que le nom fait rêver ! Et je comprends très vite pourquoi en arrivant sur l’île depuis l’avion : je suis enchanté par la couleur du lagon ! Que de variations de bleus : du vif, au turquoise, en passant par le bleu roi. Les eaux du débarcadère de l’aéroport sont laiteuses, gourmandes … Associé à cela la présence du soleil enfin revenu, je sens que je vais passer de bons moments ici !

La piste d’atterrissage étant sur un motu, il faut prendre une navette pour se rendre sur l’île principale à quelques dizaines de minutes. Le trajet offre de très belles vues, notamment sur un bateau qui ressemble beaucoup à celui que j’ai vu à Moorea lors de ma virée en kayak.

Sur place, j’ai trouvé, sur Airbnb, un bout de terrasse où je peux dormir en tente (on fait ce que l’on peut lorsque l’on a un budget tour du monde et que l’on va sur une destination onéreuse 😉 ). Je suis donc récupéré sur le quai par le propriétaire qui m’accueille avec un grand rire et une Hinoa bien fraîche (la bière des îles) ! Dans la voiture, je fais la connaissance de sa femme d’une humeur tout aussi joyeuse. En réalité, la pension se trouve à quelques kilomètres, à coté de la plage la plus réputée (Matira). Le trajet s’effectue au milieu des éclats de rire. Un accueil parfait.

La plage

Une fois installé, je prends la direction de la fameuse plage pour un petite trempette bien méritée.

La plage est splendide, toute de sable blanc et très sécurisée pour les familles : sur des dizaines de mètres en allant vers la barrière de corail, la profondeur est la même : quelques dizaines de centimètres.

Alors que je m’éloigne un peu plus de la plage en quête de coraux,  je croise par hasard la route d’une raie. Quel plaisir de la voir évoluer librement : quelle grâce, quelle aisance !

Je reste tellement de temps à profiter du cadre et de l’eau (à la température idéale) que survient le coucher de soleil sans que je ne me sois rendu compte du temps passé. Pour magnifier encore un peu plus le moment, un Tahitien joue quelques morceaux avec une petite guitare traditionnelle. Un instant chargé d’un grande émotion pour moi 🙂

Mont Ohue

Bora Bora, ce n’est pas que la plage ! Avec Ghislaine, une Française rencontrée à la pension, direction un des sommets de l’Île : le mont Ohue. J’avais décidé de ne plus faire de randonnée en Polynésie mais je ne peux m’empêcher d’y aller, pour Bora et pour l’honneur 😉  Qu’il ne soit pas dit que j’ai abdiqué devant un sommet Polynésien 😀 ! La balade commence tranquillement depuis le port en ville, avec l’objectif bien en vue.

Après quelques centaines de mètres de randonnée « classique », je retrouve les complications tant redoutées : passages de végétaux, pierres glissantes à escalader en utilisant des cordes, chaleur étouffante même de bon matin… On transpire pendant de longues dizaines de minutes.

Alors que l’on pense être proche de l’arrivée, un groupe de locaux nous dépasse à toute allure et douche nos espoirs : nous n’en sommes qu’à la moitié 😀 . Le point de vue (intermédiaire donc) sera l’occasion d’une pause plus longue que prévue pour retrouver nos esprits et nous remotiver à poursuivre l’épreuve.

La vue se mérite clairement et je déconseille cette sortie aux moins motivés ou aux personnes sujettes au vertige. Nous nous remettons toutefois en route, bien décidés à terminer ce que l’on a commencé. Après un petit passage plat tournant autour de la montagne, les dernières centaines de mètres sont vraiment très raides et plusieurs cordes sont nécessaires pour réussir à monter.

Par contre, une fois en haut, le panorama est à couper le souffle. Une vue à 360° sur l’île, son lagon et les motus qui l’entoure ! Où que les yeux se posent, un paysage paradisiaque est présent …

Il est possible de finir par l’ascension du mont Pahia mais le guide recommande d’être encordé, c’est dire ! Cela me semble être absolument indispensable vu que la trace passe par une corniche entre deux falaises nécessitant d’escalader des blocs de pierre sans la moindre assurance 😉

Pour ma part, je préfère poursuivre mon voyage en un seul morceau et la technicité de la descente me suffit amplement 😀

jardin de corail

Je profite pendant de nombreuses heures de la chaleur de l’eau et de sa pureté en pratiquant une de mes nouvelles activités favorites : le snorkeling. Lors d’une sortie en kayak au jardin de corail proche de l’hôtel Sofitel, j’observe un alignement de pierres au fond de l’eau. Le nature est parfois surprenante: quelle est la probabilité pour qu’elle place ainsi ces rochers ? 🙂

Et une nouvelle fois, par chance, je rencontre une raie, accompagnée cette fois de son ami le thon (mais ami pêcheur, ne me lance pas ton hameçon à la tête s’il s’agit d’une toute autre espèce 😉 ).

Je recommande fortement ce lieu un peu au large de l’île pour y voir des choses intéressantes, les eaux en face des plages étant surtout composées de sable, sans vraiment de coraux.

Bora Bora conclut à merveille mon voyage en Polynésie Française. J’y ai été accueilli fort bien et la météo fut excellente. Ces deux jours correspondent exactement à ce que je pensais vivre pendant un mois. Désormais, mes yeux se tournent vers un autre chapelet d’îles : Nouvelle Zélande, me voilà !

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : Pension Teava sur Airbnb à 3000 XPF pour dormir dans une tente sur la terrasse de la maison … Je ne vais pas parler du confort mais plutôt de la gentillesse des hôtes. Pas un instant sans un grand rire franc, de super conseils pour la randonnée et des repas préparés sur demande. Placée juste en face du Sofitel, il ne faut que quelques coups de pagaies pour rejoindre le jardin de corail. Vraiment top !

Déplacement : les propriétaires m’ont transporté pour le transfert depuis la ville, la navette depuis l’aéroport est gratuite et un peu de stop pour aller se balader : le budget déplacement aura été maîtrisé à Bora 🙂

Entrée : Pas de droit d’entrée pour les différentes plages, j’ai simplement loué le kayak 1500 XPF à la pension.

2 réflexions sur “Bora Bora

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