Moorea

Située à proximité de Tahiti, l’île est facilement accessible par un bateau depuis Papeete. Toutefois, le « pack » des îles sous le vent de la compagnie d’avion Air Tahiti inclut cette destination. C’est donc par avion que je l’ai rejoint avec quelques dizaines de minutes de vol (les lecteurs écolos peuvent me lancer une noix de coco en pleine tronche pour mon bilan carbone désastreux sur ce trajet 🙄 )

Le nord de l’île

Dès mon arrivée sur l’île, je profite des joies de l’auto-stop. Moorea forme une sorte de papillon et je dois rejoindre mon auberge entre les deux baies au nord, sur la tête du lépidoptère. A peine quelques minutes d’attente et je suis déjà en voiture.  Il en sera ainsi à chacune de mes tentatives pour me déplacer sur Moorea. Je commence par faire la connaissance de la baie d’Opunohu qui m’offre une belle fin de journée.

Le lendemain, profitant d’un rayon de soleil, je découvre la baie de Cook par la mer grâce à un kayak, accompagné de Adam, un espagnol de Majorque. Après quelques coups de pagaies, me voilà tutoyant un grand paquebot. De nombreux hôtels luxueux ont été aménagés sur les côtes, créant de beaux complexes, aux pieds des pentes abruptes de la montagne.

Voulant profiter de la clémence de la météo, je décide d’aller au belvédère d’Opunohu qui offre une vue sur les deux baies. Après quelques trajets en stop, je suis déposé en bas de la montée. Là, c’est exactement le moment que choisit la pluie pour revenir me saluer. Je suis donc bien trempé pour contempler la vue nuageuse depuis le col 🙂

 

Je me rappellerai pendant un bon moment de la descente à l’arrière d’un pick-up dont le sol est jonché de coques de noix de coco ! 🙂

Rotui

Rotui est une entreprise fabriquant des boissons à base de fruits (jus, alcools, punch, …). Elle est très connue en Polynésie et ses locaux sont dans la baie de Cook. Une partie est accessible au public et de nombreux panneaux explicatifs jalonnent la visite. Mais si tu en as l’occasion, prends un peu de temps pour discuter avec la secrétaire à l’accueil ! Elle t’en apprendra autant (si ce n’est plus) avec une joie communicative 🙂 . L’idée initiale de l’entreprise était de valoriser la surproduction d’ananas de l’île. Une coopérative s’est donc formée. Désormais, l’industrie a bien évolué et elle transforme des produits venus de tous les archipels de la Polynésie. L’ananas et le pamplemousse étant les seuls fruits issus de Moorea.

Le sud de l’île

A la faveur d’un changement de résidence, mon rayon d’exploration change pour le sud de l’île. Je commence par une petite sortie pour voir une cascade créant la rivière Putoa. Échaudé par ma sortie désastreuse sur Tahiti, j’avance prudemment sur le chemin boueux ;).

Après plusieurs traversées de rivières acrobatiques, je suis stoppé à quelques dizaines de mètres de l’arrivée par un torrent impétueux et gonflé d’eau par les pluies récentes. Je ne vois donc la chute d’eau qu’au travers du feuillage 🙂

Après cette nouvelle déconvenue pédestre, je me rends au lagoonarium de Moorea. Il s’agit d’un motu aménagé pour recevoir une trentaine de touristes au milieu du lagoon. Je ne suis guère fan de ces endroits où les touristes viennent s’entasser mais je dois reconnaître que celui-ci est particulièrement bien adapté en taille. A aucun moment dans la journée, je ne me suis senti envahi par une meute 😉 Et il faut bien avouer que le cadre est splendide !

Pas toujours facile la vie de voyageur 😉

Il suffit de se jeter à l’eau pour évoluer au milieu de nombreux poissons et de beaux coraux.

Comme les propriétaires assurent deux repas quotidiens, plusieurs requins et quelques raies sont facilement visibles. J’avoue avoir ressenti une pointe d’adrénaline lorsque j’ai vu la queue d’un squale tapi sous un rocher avant qu’il n’ait fait son premier repas ! De même, lorsque je me dirige vers le fracas des vagues à la limite de la barrière de corail et que je vois un requin nager à quelques mètres de moi ! « Les humains sont nos amis pas d’la bouffe » 😉

Lorsque l’heure du repas arrive, là par contre, c’est un festival !

Au final, je ressors de l’eau avec tous mes membres et des yeux qui pétillent. L’endroit est vraiment plaisant et je fus le premier à y arriver le matin et le dernier à en repartir le soir. J’en ai profité le plus possible 😀 .

Dernière tentative de randonnée en Polynésie, je souhaite relier plusieurs cols au cours d’une journée de marche avec Adam. Depuis le débarcadère, nous cherchons plusieurs fois le chemin pour nous rendre au col Vaiare, les indications étant totalement inexistantes.

Après un début de balade facile, la pente s’intensifie et la chaleur rend l’ascension difficile. Mais quel beau point de vue une fois sur la crête !

Ensuite, nous voulons rejoindre le col des 3 sapins ou le col des ananas. Et, à nouveau, les choses se corsent fortement … La sente est à flanc de pente, très encombrée et souvent glissante. Nous voici au milieu d’un parcours d’obstacles avec tant de franchissements que j’ai cessé de les compter.

Après une heure et demie d’efforts et à peine 1 kilomètre parcouru, nous abandonnons l’idée initiale et profitons d’un marquage très approximatif à travers la forêt pour redescendre tant bien que mal vers des sentiers plus marqués. Finalement, nous traversons une plantation d’ananas avant de rejoindre le village de PaoPao, à l’autre bout de l’île.

Clairement, je ne suis pas adapté à ce milieu et je ne prends aucun plaisir dans ces randonnées à travers la jungle. Il faudrait y aller avec un guide équipé d’une machette et connaissant bien la flore locale. Les points de vue, magnifiques, sont trop peu nombreux pour moi dans ces pentes couvertes de végétaux denses.

Nous finirons finalement la journée au bord de la plage de sable blanc du Sofitel. Une activité beaucoup plus reposante dans ce cadre idyllique 😉

La météo aura été plus clémente avec moi sur Moorea et je garde forcement un meilleur souvenir de cette île. Ici aussi, les plages sont magnifiques et la faune marine m’a époustouflé. Allez, une petite dernière île pour la route et pas n’importe laquelle … Bora Bora, à nous deux 🙂

INFORMATIONS PRATIQUES

Auberge de jeunesse : 

  • Pension Motu Iti dans le nord de l’île dans un dortoir sous le toit partagé avec les travailleurs du coin et des habitués aux histoires … étranges. 1 700 XPF avec des sanitaires à peine propres. Loin d’être ma meilleure expérience mais sa situation est idéale au milieu des deux baies. Juste à coté du Hilton pour les plus grosses bourses 😉
  • Premier Couchsurfing chez Hubert à coté du débarcadère. Un immense merci à lui pour m’avoir autorisé à dormir dans la tente du jardin.  Peu utile de vous donner ses coordonnées, il était sur le point de déménager 🙂

Déplacement : lève le pouce ! C’est l’occasion de faire de superbes rencontres et tu attendras moins de 10 minutes, je te le garantis.

Entrée :  Pour se faire transporter sur le motu de rêve, prévois 3400 XPF. Il suffit de se présenter devant la cahute et le propriétaire joue le rôle de ferry. Sur place, tu as une case attribuée où tu peux stocker tes affaires, le thé et café sont à volonté et tu peux manger sur place. Le rêve je te dis !

Nourriture : 350 XPF la brique de jus d’ananas 100% pur 😉

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