Tahiti (1/2)

Je quitte définitivement l’Amérique du Sud en m’envolant de l’île de Pâques. Pour être honnête, celle-ci me semble être beaucoup plus de culture polynésienne qu’hispanique. Toujours est-il que j’arrive au milieu de la nuit à l’aéroport de Papeete avec un petit mois à profiter de l’archipel.

Tahiti

Après une fin de nuit passée à l’aéroport, j’attends le bus pour me rendre à 20 kilomètres à l’ouest de l’île où se situe mon hébergement. Après une heure trente d’attente (« oublie les horaires ici » fût l’une des premières phrases que j’ai entendue 🙂 ), une voiture s’arrête finalement devant moi et m’offre la course. Lisa, une femme au caractère bien trempé et très fière de ses origines asiatiques va non seulement me transporter, mais en plus elle me propose deux arrêts en chemin pour jouir de vues époustouflantes ! Le premier arrêt se fait sur la terrasse d’un hôtel dans lequel elle rentre comme chez elle, s’installe avant que l’on reparte après quelques minutes. Je ne suis pas sûr que cela soit autorisé mais cela ne semble pas gêner Lisa 😀

Quelques kilomètres plus loin, elle bifurque sur une route qui monte pleine pente et pénètre avec la même aisance dans une résidence privée pour m’offrir un point de vue splendide sur la baie des pécheurs. Un immense merci à elle pour cela et pour le temps qu’elle a passé pour moi à chercher mon logement.

A peine mes affaires déposées à l’auberge (voir informations pratiques), je me joins à un petit groupe composé d’un Français (Franck), d’une Allemande (Marion) et d’un Espagnol (Rodrigo) qui a loué une voiture pour quelques jours. L’occasion de faire le tour de l’île à notre rythme sans dépendre des bus aux horaires capricieux 😉 .

Le premier arrêt se fait au Marae Arahurahu. Un Marae est une plateforme rituelle et culturelle où se réunissaient les polynésiens entre le 15ème et le 18ème siècle. Le lieu est très sacré et la population a interdiction d’en fouler le sol. Seuls les chefs et les prêtes y sont autorisés. Celui-ci a été très bien restauré. On y voit l’autel sur lequel étaient déposées les offrandes pour les dieux ainsi que la pierre d’appui sur laquelle se reposaient les chefs pendant que les prêtres y officiaient. L’ensemble se situe en léger retrait de la côte, dans une vallée verdoyante, tropicale.

Nous continuons ensuite vers le sud jusqu’à un ensemble de petites grottes le long de la route. L’eau des chutes y est cristalline et la végétation luxuriante.

 

Nous longeons la côte pendant plusieurs kilomètres. De temps en temps, nous voyons des  équipages propulsant leurs pirogues polynésiennes (va’a). Ils s’entraînent dur pour « Hawaiki nui va’a ». Il s’agit d’une compétition internationale qui se tient dans l’archipel de la société à la fin du mois d’octobre. C’est un événement très important ici et chaque village a son club.

Un petit passage par le parking du golf me permet d’avoir une jolie vision de quelques vallées de l’île. Je ne m’attendais pas à ce que cela soit aussi montagneux et tropical. J’aurais identifié l’île de la Réunion sur une telle photo (mais je t’assure qu’il s’agit bien de Tahiti 😉 ). Ma vision de la Polynésie comme étant une succession de plages est à revoir 🙂

 

L’arrêt suivant se fait aux jardins de Vaipahi. Un petit circuit aménagé fait une boucle sans dénivellation et présente les végétaux caractéristiques ainsi que la mythologie du lieu.

Nous faisons un détour sur Tahiti-Iti (le second cône au sud-est, Iti = petit) jusqu’à la pointe Fare Mahora, au bout de la route au sud. Malheureusement le ciel se couvre de plus en plus, créant une atmosphère particulière dans les vallées.

Au cours de l’ascension jusqu’au Belvédère de Taravao (en voiture 😉 ), au centre de Tahiti-Iti par une route champêtre, la visibilité s’est encore détériorée. Il me faudra revenir une autre fois 🙂

Un peu dépités et devant l’heure déjà avancée, nous choisissons de mettre fin à notre tour et je guide le groupe pour revenir admirer le coucher de soleil depuis le point de vue que m’a offert Lisa, le matin même. Il semblerait que la météo est différente en fonction de la position sur l’île … En tout cas, les tons sont absolument splendides.

 

Pour le deuxième jour de location de voiture, nous partons en direction du nord, traversant Papeete sans nous y attarder. La vue depuis le rond point de PK8 (point kilométrique 8) embrasse à la fois la ville, l’île voisine (Moorea) ainsi que la végétation luxuriante des vallées.

J’imaginais que j’allais passer de longues minutes devant le point suivant : le trou du souffleur ! Mon imagination folle avait imaginé un trou dans la roche volcanique à proximité du rivage, où s’engouffrent les vagues pour jaillir tel un geyser Islandais. La réalité est … une poiliche différente 😀 . Il s’agit bien d’un trou mais il ne fait pas plus de 10 cm de diamètre, il est à l’horizontal et il se situe à quelques dizaines de mètres de vagues. Tout ce qu’il en sort, c’est un courant d’air humide, avec une belle pression, certes. Un gros sèche cheveux quoi ! 😉

On va lui mettre quelques points pour le rivage en face de lui et passer à la suite sans trop tarder hein 🙂

A quelques centaines de mètres, une cascade attire beaucoup plus mon attention. Sa hauteur est vertigineuse et elle termine sa chute gracieuse dans un joli bassin. Une petite marche de quelques centaines de mètres sur un sentier parfaitement aménagé est nécessaire pour y parvenir.

La partie est de l’île est plus sauvage, la végétation me semble encore plus présente. J’aime particulièrement les arbres dont les feuilles semblent former un parasol naturel.

La météo n’étant toujours pas au beau fixe sur ce côté de l’île, nous renonçons à nous rendre à nouveau sur Tahiti-Iti et son belvédère embrumé pour rejoindre plutôt un spot de surf sur la côte ouest. Les enfants s’amusent pendant des heures dans les rouleaux.

Quoi de mieux que la plage devant mon auberge pour finir la journée sur un coucher de soleil magnifique ?

Ces premiers jours à faire le tour de l’île m’ont bien plu et le relief m’a particulièrement surpris. Mais ça, c’était avant le drame dont je parlerai dans la prochaine page … 😉

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